Discussion:Nouvelles figures de l’utilisateur dans une économie de l’attention/Travail pratique/Analyse des attentes

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°°° CONSTANCE°°° Je comprends le sens de la phrase mais je la trouve pas explicite au niveau de la syntaxe; "les collectifs auxquels il se sent appartenir prêtant attention à ces contenus, l'individu sera naturellement enclin à y prêter attention à son tour."

Le schéma est vraiment top !

Peut-être parler de groupe d'appartenance, plutôt que collectif... C'est un détail en soit

Les HP sont intéressantes, notamment celle sur le pourcentage d'amis qui regarde les mêmes publications que nous...


Le questionnaire Google forms est ici un outil pour récolter des avis, plus qu'une enquête quantitative à part entière e (comme dans des TER) finalement ? Il faut rester méthodique, mais on peut être souple au niveau de l'application de la démarche hypothético déductive? Si j'ai bien compris... () c'est aussi intéressant au niveau du message qu'on reçoit, doit paraître sérieux ! Tout en étant des étudiants en design :)

_Arthur_ @Constance : sur la syntaxe, est-ce que ce serait plus explicite d'écrire : "dans la mesure où son entourage (i.e, composé de différents groupes d'appartenance) prête attention à ces contenus, l’individu sera naturellement enclin à y prêter attention à son tour".

Sinon, sens-toi libre de la reformuler à ta façon.

-LISA -

Alors si j'ai bien compris :
- on veut établir une hypothèse sur notre problème qui est => blocage de la régénération du capital attentionnel chez les utilisateurs des applications OK


Par contre je ne comprends pas l’hypothèse en elle même :
- les applications visent des intérêts/désirs/gouts de groupe (team fan de star wars par exemple) pour que l’individu puisse s'y reconnaitre (je suis fan de star wars et ma team aussi, il y a un écho, trop cool) ? Et donc les applications jouent sur ce sentiment de reconnaissance/appartenance à un collectif ? Vendre son attention sur les applications c'est se rassurer en tant qu'individu d'appartenir à un groupe ? et pour le coup les applications font parfaitement le job en captant notre attention H24, parce que ne plus prêter attention c'est remettre en cause notre appartenance à notre groupe ? OK je crois que je comprends.

Mais du coup, le problème est ailleurs -> les applications jouent de ce sentiment presque de "solitude" pour consommer notre attention, parce que en fait en dehors des applications, est ce qu'il y a des situations où on se sent appartenir à un collectif ? Peut être pas puisque sinon notre attention ne serait pas autant captée si on emplissait ce sentiment d'appartenance. Donc c'est bien qu'il y a un manque en dehors des applications, et que le numérique arrive très bien à le compenser ?


~~Benoît~~

Premièrement, j’aime beaucoup le problème soulevé par Lisa sur le fait que les réseaux comblent notre solitude en nous rassurant sur le fait qu’on appartient à un groupe.


Deuxièmement, vous abordez le fait que : “Autrement dit, ne pas prêter attention serait synonyme pour l'individu de remise en cause de son appartenance à ces collectifs.”. Est ce que cela ne montre pas les limites des réseaux sociaux sur le fait que ils peuvent nous mettre dans des catégories “larges” mais pas dans des catégories “très spécifiques” ?

Vous prenez l’exemple des séries Netflix mais ne pas avoir vu ou aimé la dernière série (Squid Game) nous ferait donc totalement “quitter le collectif” (des personnes qui regardent des séries ou juste celle-ci) ?

À mon avis, en étant poussé à voir des posts sur cette série pousse les personnes à quitter l’application car c’est trop spécifique et donc à aller chercher d’autres contenus qui leur plaisent et régénérer leur attention différemment ?

Sinon les hypothèses sont très intéressantes. (désolé je sais pas si ce que j’ai dit est très compréhensible)

//Manon//

Je suis d'accord avec les idées émises précédemment :)

En revanche, je pense que l'on peut largement stipuler le niveau d'influence aux groupes ou de pression sociale. Notamment pour ce qui est des séries Netflix.

Saison 2 - Point d'étapeModifier

Ce petit message pour faire un point d'avancement de nos travaux.

Pour rappel, nous sommes partis du constat que, dans l'univers numérique, le capital attentionnel des utilisateurs était affecté à différentes bulles de contenus (contenus qui consomment cette attention). Nous nous sommes également rendus compte que les algorithmes de recommandation avaient tendance à contenir graduellement le capital attentionnel au sein d'une seule bulle et que les utilisateurs n'avaient pas la maitrise de ces algorithmes (alors que c'est de leur attention dont il est question). Ensemble, ces constats forment un espace-problème.

Ensuite, nous avons imaginé un espace-solution qui représente un univers numérique qui soit plus en phase avec les attentes des utilisateurs, c'est à dire un univers dans lequel le capital attentionnel n'est pas capté puis contenu au sein d'une seule bulle et ce, à l'insu des utilisateurs. Dans cet univers, les utilisateurs sont en mesure de choisir toutes les bulles de contenus au sein desquelles leur attention sera consommée ainsi que le mode de navigation au sein et entre ses bulles (exemple : un mode de navigation dédié à l'apprentissage, l'autre à l'achat, l'autre au suivi d'information)


Dans un troisième temps, nous avons posé des hypothèses sur les facteurs qui bloquent la transition de l'espace-problème vers l'espace-solution :

  1. En donnant la possibilité aux utilisateurs de choisir les bulles au sein desquelles leur attention sera consommée, on risque d'exposer des contenus sensibles à des personnes vulnérables (qui paradoxalement peut-être sont justement attirées par ces contenus sensibles), avec un impact négatif sur la qualité de vie et la santé mentale des utilisateurs.
  1. En exposant tous les contenus qui sont visibles sur l'application/plateforme, on soulève de nombreuses questions légales et éthiques et on engage potentiellement la responsabilité de la plateforme vis-à-vis des contenus qu'elle expose. De fait, de nombreuses applications/plateformes seraient dans une position (trop) délicate de contrôleurs, ouvrant la porte à une "police des moeurs". Leur fonctionnement en serait trop affecté.
  1. L'Hypothèse émise est que les communautés en ligne accueillent les individus, qui s'enferment collectivement dans des idées de plus en plus radicales et s'éloignent de d'autres communautés sociales notamment via le biais de l'ennemi commun. Ceci amènerait à une forme d'enfermement communautaire, et à un enfermement sur elles-mêmes des bulles de contenus et des communautés sous-jacentes.
  1. Notre hypothèse est que l'utilisateur se désintéresserait s'il avait la possibilité de maitriser l’intégralité du contenu. L’effet de variable aléatoire serait diminué a l’appétence à l'utilisateur avec.

Nous avons validé ces hypothèses par l'intermédiaire d'un questionnaire envoyé aux utilisateurs :

  1. Si les utilisateurs se disent majoritairement attirés par les contenus sensibles et qu'ils ne se sentent pas en capacité de détecter un contenu sensible (i.e, pouvant avoir un impact négatif sur leur qualité de vie et leur santé mentale) alors l'hypothèse de sur-exposition aux contenus sensibles est validée.
  2. Les utilisateurs confirment que les réseaux sociaux devraient être responsables du contenu qu'ils diffusent mais qu'ils ne jouent pas ce rôle (modération insuffisante, …), ce qui ne leur donnent pas confiance dans la plateforme. Par ces réponses, on confirme qu'une mise en responsabilité des plateformes serait problématique.
  3. Les utilisateurs affirment que le fait d'appartenir à une communauté renforce le sentiment de sécurité (possibilité d'exprimer ses opinions librement sans risque d'être attaqué). Ce sentiment de sécurité risque d'amener les utilisateurs à se confiner au sein de leur bulle.
  4. Les utilisateurs montrent de l’indifférence vis-à-vis du fait de maitriser l’algorithmes. Ils sont globalement satisfaits du fonctionnement actuel, sans être fermé à l'idée de maitriser certaines parties de l’algorithme, comme la découverte de nouveaux contenus.


Pour les hypothèses validées par les utilisateurs (et donc les facteurs qui bloquent le passage de l'espace-problème à l'espace-solution), nous allons proposer des mécanismes concrets qui, une fois imbriqués, formeront un dispositif qui permettra le passage de l'espace-problème à l'espace-solution :

  1. Un mécanisme qui permet de bloquer l'attirance naturelle de l'attention vers les contenus extrême et/ou d'éviter l'impact négatif sur la qualité de vie et la santé mentale.
  2. Un mécanisme qui va permettre d'éviter la mise en responsabilité des plateformes.
  3. Un mécanisme qui permet d'éviter le confinement dans une bulle.
  4. Un mécanisme qui permet de combler le besoin de découvrir de nouveaux contenus.


ArthurSrz (discuter) 30 novembre 2022 à 09:12 (UTC)

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