La Mère Bontemps/L'idée de Médor

Début de la boite de navigation du chapitre
L'idée de Médor
Icône de la faculté
Chapitre no 5
Leçon : La Mère Bontemps
Chap. préc. :Maitre Rongeart
Chap. suiv. :L'idée de Minette
fin de la boite de navigation du chapitre
En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « La Mère Bontemps : L'idée de Médor
La Mère Bontemps/L'idée de Médor
 », n'a pu être restituée correctement ci-dessus.


Lire le texte

modifier

 

« Que celui d'entre vous qui a une idée pour gagner beaucoup d'argent,
la dise, reprit-elle, une fois que tout son monde fut installé en face d'elle,
je lui donne la parole. »

Il y eut un instant de silence :
Médor remuait la queue comme pour fouetter son intelligence ;
Minette se passait la patte sur l'oreille comme lorsqu'il doit pleuvoir ;
Trottemenu avait ses deux moustaches hérissées,
et l'air grave d'un diplomate qui médite ;
le serin faisait couic, couic avec fureur.
Poucette se rongeait les ongles et
trouvait que cela ne donnait pas assez d'idées.

Tout à coup, après s'être éclairci le gosier par quelques aboiements préliminaires,
Médor prit la parole, au grand étonnement de la mère Bontemps, comme vous le pensez.
— car ce qu'elle avait dit à ses animaux,
bien qu'elle les sût très intelligents,
était plutôt par le besoin qu'on a de confier ses peines à quelqu'un,
que dans l'espoir d'en obtenir une aide.

« Je ne suis qu'un chien, dit Médor avec douceur,
mais je ne suis pas plus sot qu'un autre.
J'ai souvent regardé jouer aux dominos,
et il me semble que je ne serais pas gêné pour en faire autant. »