Logiciel libre/Le marché du logiciel libre

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Le marché du logiciel libre
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Chapitre no 5
Leçon : Logiciel libre
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Le marché

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Nous utilisons tous des logiciels libres, ceux-ci très peu connus au siècle dernier, représentent depuis les années 2000 une proportion de plus en plus importante des logiciels utilisés. Du fait de cette fréquence, ils sont constamment testés et améliorés par les utilisateurs, leur caractère libre les conduisant naturellement vers la standardisation et l'innovation technologiques.

L'évolution du Chiffre d'affaires pour les années 2008-2012

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L'évolution en termes de CA de l'informatique libre s'accroît sans cesse, dopée par les échanges Internet. La masse critique de 5% de CA rendant inéluctable ce mouvement a été dépassée. C'est la raison essentielle qui a conduit les entreprises, puis les administrations et enfin les particuliers à s'intéresser aux logiciels libres. En 2012, plus de 90 % des entreprises font déjà appel à l'open source. La majorité utilisera des logiciels libres soit directement, soit dans des solutions packagées. Le simple rejet ou la négation, argumentaire principal des vendeurs de logiciels propriétaires, n'est plus recevable.

 
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Le marché des particuliers

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Sur ce marché naissant, les distinctions se font en premier lieu via le système d'exploitation utilisé. Les logiciels libres sont non seulement présents sur nos ordinateurs, mais aussi maintenant sur nos téléphones portables, sur nos tablettes graphiques, sur nos outils domotiques et robotiques... Nous trouvons aujourd’hui une multitude d’applications pour ces outils de tous les jours qui nous proposent un nombre grandissant de nouvelles fonctionnalités standard mais aussi des nouveautés aussi bien conceptuelles que pratiques.

Représentation du marché informatique

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Dans les technologies informatiques utilisées par les particuliers, les systèmes d'exploitation ouverts tels que GNU/LINUX et Mac OSX, malgré leurs qualités sans cesse améliorées, sont encore moins utilisés que les systèmes propriétaires.

  • Windows XP : 57 %
  • Windows Vista : 22 %
  • GNU/Linux : 11 %
  • Mac OS X (Intel) : 5 %
  • Windows Seven : 3 %
  • Autres : 2 %

Représentation du marché téléphonique

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Dans les technologies téléphoniques utilisées par les particuliers, parmi les systèmes d'exploitation ouverts, c’est le système d’exploitation Androïd qui est utilisé par de très nombreux constructeurs.

  • Androïd : 40 %
  • iOS : 28 %
  • Apple : 17 %
  • Windows Phone : 13 %
  • Autres : 2 %

Limites

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Il subsiste encore quelques freins à l’utilisation des logiciels libres par les particuliers :

  • Il n’est pas rare que plusieurs solutions différentes soient développées pour une même problématique (par exemple : trop nombreuses versions de GNU/LINUX, de bureautique OFFICE, de lecteur multimédia, ...), ce qui entraîne une certaine méfiance des utilisateurs qui se trouvent face à plusieurs logiciels identiques et parfois incomplets...
  • Il arrive parfois que des groupes de projets se divisent, que deux branches du même logiciel (forks) soient initiées par deux groupes de concepteurs qui ont une vision différente des orientations à prendre pour le projet. Ceci peut aussi dérouter l'utilisateur final qui ne sait pas quelle dent de fourchette exploiter.
  • La plupart des utilisateurs formés initialement à des logiciels propriétaires existants tels que le système d'exploitation WINDOWS ou le programme bureautique OFFICE MICROSOFT, ont du mal à passer à une technologie concurrente, simplement avec des arguments d'ouverture et de liberté.
  • Certains logiciels issus du monde GNU/LINUX sont encore basés sur une utilisation optimale en ligne de commande, ce qui représente une difficulté supplémentaire pour les utilisateurs néophytes.
  • Enfin, le manque de communication au grand public, l'absence de publicité(même si certains sites, certaines associations réalisent un important travail d’information) ne favorisent pas l’utilisation de ces logiciels libres.

Le marché des entreprises

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Au début de l'année 2011, une étude menée par le cabinet privé Pierre Audoin Consultants « PAC » (ArchiveWikiwixQue faire ?). Consulté le 2014-09-20 avait affirmé que le logiciel libre représentait 6 % du marché des logiciels et des services associés en France. Une progression qui semble se confirmer, l'INSEE a publié depuis sa nouvelle enquête sur les technologies de l'information, de la communication et du commerce électronique, réalisée en 2011, dans laquelle elle a interrogé 183 161 entreprises d'au moins 10 personnes pour connaître leur pratique d'utilisation des ordinateurs et des réseaux informatiques. Il ressort de cette enquête que 21 % des entreprises concernées sont équipées d'un système d'exploitation libre (très probablement une distribution GNU/Linux), et que 43 % des entreprises sont équipées de logiciels de bureautique libre tels que StarOffice, OpenOffice ou LibreOffice.

Plus la taille de l'entreprise grossit, plus l’utilisation de postes GNU/LINUX (ou autre système d'exploitation libre) est fréquente, jusqu'à atteindre 81 % des entreprises de plus de 500 salariés. Pour l’ensemble des entreprises de très grande taille, tous secteurs confondus, la proportion est de 55 %. D'après le conseil national du logiciel libre (CNLL), en 2010 les entreprises de logiciel libre réalisaient 27% de leur chiffre d'affaires dans les grandes entreprises, contre 22% dans les PME.

Répartition moyenne de l'activité des entreprises du libre

Grandes entreprises PME Secteur public TPE Moyenne entreprise
27% 22% 21% 17% 14%

Cette répartition entre les différentes typologies de clients est très homogène. Par ailleurs en termes de chiffre d'affaires, plus de la moitié des entreprises de logiciel libre réalisent moins de 250 k€ de CA, et pour 78% moins de 1 000 k€ de CA; enfin, seules 6% d'entre elles réalisent plus de 4 000 k€ de CA.

 

Typologie de solutions

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Les entreprises de logiciel libre proposent une assez large variété de produits et services. Mis à part le développement sur mesure, c’est la gestion de contenu et de documents qui occupe le plus ces entreprises, puisque 53% d'entre elles ont une part majeure de leur activité dans ce domaine. Viennent ensuite le e-Commerce (38% des entreprises), l'administration Linux (35%). Les autres activités, sécurité et annuaires, logiciel embarqué et temps réel, groupware, sont pratiquées par environ 22% des entreprises.

Pour les outils de bureautique libres, 30 % seulement des très grandes entreprises y ont recours, contre plus de 40 % pour les PME de moins de 50 salariés. Dans le secteur des TIC, l’utilisation de solutions concurrentes libres à la suite MICROSOFT Office est de mise dans 57 % des entreprises.

Le marché national représente le premier marché européen avec 1,5 milliards d'€ et une très forte croissance de près de 80%. Cet état permet aux PME de trouver une solution informatique efficace, peu onéreuse et adapté à leur demande.

Typologie d'activités

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En termes de typologie d'activité, on constate qu'avec le développement (édition de logiciel), c’est l'intégration de solution, le conseil et la formation qui occupent le plus les entreprises du logiciel libre, qui sont respectivement 42%, 60%, 50%, 34% à offrir ce type de prestation.

Inconvénients

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Pour le cas des entreprises clientes, les logiciels libres souffrent d’un inconvénient majeur qui, s’il n’est pas systématique ou généralisé, doit être pris en compte. L’installation de nouveaux logiciels et leur entretien n’est pas toujours facile et il est nécessaire d’avoir de bonnes informations et documentations, ce qui n'est pas, pour des raisons économiques, la priorité absolue des éditeurs de logiciel libre. Pour cela, il est important de prendre en considération le coût de la prise en main du logiciel qui se traduit de deux manières :

  • Le temps de formation;
  • La baisse de productivité durant la période de transition entre le passage du logiciel payant au logiciel libre.

Ainsi, la prise en main d'un logiciel libre tel que GNU/Linux requiert un temps d'adaptation important, non pas par la complexité de sa prise en main mais surtout par la perte de ses repères et de ses habitudes.

D'autre part, l'utilisateur peut rencontrer des difficultés dans l’utilisation de ces logiciels libres car ceux-ci ne disposent pas des même fonctions que les logiciels payants et sont, généralement, moins avancés que ces derniers. En effet, les logiciels payants ont été développés pour répondre à une demande particulière de la part des clients. En revanche, les développeurs de logiciel libre ne trouvent pas d'intérêt à développer certaines fonctions de logiciels libres, laissant ainsi l'utilisateur incapable d'effectuer les fonctions qu’il aurait souhaité réaliser.

Il s'agit donc de choisir entre ses besoins et les fonctionnalités proposées par un logiciel non aboutit mais tout de même en pleine expansion. En effet, un logiciel propriétaire n'a peut être pas son équivalent en tant que logiciel libre.


Le marché des administrations

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L’éducation nationale encourage l’utilisation des logiciels libres en environnement scolaire pour plusieurs raisons :

– Les logiciels libres permettent de diminuer de façon considérable les coûts d’équipements car la plupart des logiciels libres sont aussi gratuits. De plus ces logiciels sont adaptables à leur environnement et peuvent être mis à jour régulièrement ce qui contribue aussi à une baisse de coût.

– Les logiciels libres sont liés au monde de l’éducation pour l’enseignement de l'informatique, on peut amener à moindre coût les étudiant à développer et à concevoir leurs propres logiciels.

– Pour les systèmes d’exploitation, ils permettent une grande flexibilité d’usage et de maintenance : utilisateurs multiples sur une même machine, utilisation indifférenciée des machines par tout utilisateur, gestion automatisée ou distante du parc de machines et du réseau.

– L’utilisation de logiciels libres permet leur usage gratuit par l’ensemble des élèves des établissements scolaires, évitant ainsi que l’usage de l’informatique n’introduise dans l’enseignement de nouvelles formes de discrimination par la valeur pécuniaire. Ainsi, le logiciel libre comprend également de nombreux avantages pour l’utilisation scolaire et universitaire, ce qui paraît naturel puisque le libre a pris sa source dans les milieux de la recherche en informatique.

En 2011 le marché du Logiciel Libre possède une part de 6% du marché des logiciels en France. Avec un marché de 2,5 milliards d’euros ce marché devrait poursuivre sa croissance en 2012.

Le logiciel libre devient de plus en plus une solution car moins coûteuse en remplacement que d'autres logiciels. Il est mis en avant par sa fiabilité et son coût de licence nul. Cela permet ainsi d’investir dans des services associés.

2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Chiffre d’affaires du logiciel libre (millions d’€) 60 100 140 250 440 733 1 100 1 500 2 200 2 501 3 000
Part de marché du logiciel libre 0,2 % 0,4 % 0,5 % 0,9 % 1,4 % 2,1 %
Croissance du marché du logiciel libre 67 % 40 % 79 % 72 % 66 % 47 % 30 % 20 %
Croissance du reste du marché -4,2 % 3,8 % 6,3 % 6,6 % 7,1 %

Aujourd'hui plusieurs pays ou régions utilisent des logiciels libres comme la Chine, l'Inde, le Brésil, l'Andalousie. En France, la gendarmerie nationale utilise couramment des logiciels libres et l’ensemble de l’administration centrale utilise le programme bureautique OpenOffice. Le Trésor Public a migré 80 000 postes informatique en 2006, vers OpenOffice. Le logiciel libre réussit au fil du temps à s’implanter dans le monde de l’entreprise et constitue maintenant une offre globale complète et crédible.

La France est l’un des pays les plus actifs en logiciel libre d'un point de vue communautaire, mais aussi au niveau des projets et des compétences. Le principal handicap économique du logiciel libre est le désintérêt qu’il provoque dans les sociétés de financement (banque, capital-risque, ...).

Le marché des universités

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Les logiciels libres sont très présents dans les universités. Cela est du à plusieurs raisons, dans un premier temps leurs faibles coûts. En effet de par leurs nature ils ne coûtent rien ou presque et peuvent être adaptés au besoin de la structure par l'université ou ses étudiants. Nous pouvons constater aussi que les Sociétés éditrices de logiciels (Microsoft, Apple, Ibm, Oracle, ...) n'ont sans doute pas assez investi dans les universités françaises, ce qui fait que nous trouvons aujourd’hui plus d'informaticiens formés sous sur les logiciels libres que sous les logiciels propriétaires.

L'une des conséquences de cette situation est qu'aujourd'hui l’immense majorité des serveurs tournent sous une version adaptée le GNU/Linux avec ses logiciels packagés. Dans ce cadre une multitude d'entreprises (PME et autres) peut ainsi proposer des services pour moduler et adapter ces logiciels libres. Chaque version de Linux installée peut alors s'adapter et se structurer par rapport à l'environnement de l'université cliente. Celle-ci peut alors consacrer l'essentiel de son budget à la maintenance et non à la redevance de licences.