Nouvelles figures de l’utilisateur dans une économie de l’attention/Travail pratique/Conception de l’espace-problème/Playbor

En lien étroit avec le Free labo[1]r, Selon Citton, Playbor est un mélange indissociable de plaisir ludique (play) et de travail productif (labor), faisant d’Internet un mixte instable et déroutant de terrain de jeu et d’usine.

Ce terme est souvent vu de façon négative, car il fait référence au fait que les individus, tout en se divertissant sur Internet, ne se rendent pas compte qu’ils produisent un travail gratuitement. L’exemple type repose sur les joueurs de jeux vidéo en ligne qui postent leurs vidéos. Pour l’entreprise de jeux vidéo, la participation et la génération de contenu induisent un sentiment d’appartenance et d’importance. De plus, lorsqu’un joueur enregistre une séance de jeu et qu’il la partage sur YouTube, ce travail permet de susciter et de maintenir un engouement pour le jeu.

Par la génération de contenu, les internautes font vivre les plateformes comme Facebook ou Twitter et ils perçoivent cette activité comme étant significative et libre de contraintes. En contrepartie d’une plateforme ouverte et gratuite, les usagers vont générer du contenu, peupler les pages qui, autrement, seraient vides et créer de la valeur pour les entreprises propriétaires.[2]

Selon Citton, cette approche oppose deux entités, la « classe des hackers » qui offre de l’information et de nouvelles connaissances et « la classe vectorialiste » qui propose les moyens pour matérialiser cette information. (serveurs, logiciel…)

  1. Nouvelles figures de l’utilisateur dans une économie de l’attention/Travail pratique/Conception de l’espace-problème/Free labor
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