Recherche:À la recherche du moment présent

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Avant proposModifier

Avant de pouvoir croire à un au-delà – cette croyance, cette foi qui plus tard allait venir par la force des choses, par la puissance de l’instinct de survie – je ne pouvais penser à la mort sans qu’immédiatement une ruse de mon esprit me fît refouler au loin cette pensée, que je jugeais gênante et inutile. J’avais bien d’autres blocages, tout aussi importants, certains très encombrants. C’est à l’âge de 26 ans je crois, alors que je discutais avec ma petite amie, que j’eus mon premier ‘’déblocage’’ psychologique (abréaction). Un déblocage très fort auquel je ne m’attendais pas du tout. Ces abréactions peuvent être puissantes pour les premières, déstabilisantes, ensuite de mieux en mieux acceptées. Surtout, de plus en plus structurantes. C’est ordinairement pendant la cure psychanalytique qu’elles peuvent survenir, en présence d’un professionnel qualifié. Une catharsis en résulte en même temps que commence le processus de transfert, indispensable à la cure. Je me souviens qu'après cette forte prise de conscience, qui se prolongea longtemps, un jour que nous prenions un pot avec des amis à une terrasse de café, j'entendis le cri d'un oiseau, peut-être un mainate. Jamais encore je n'avais perçu combien un son pouvait paraître aussi beau, aussi harmonieux. J'en garde le souvenir jusqu'à ce jour.
Mais quand une abréaction forte se produit en présence d’un non professionnel, le transfert n’est pas très productif, il ne peut initier directement un travail sur soi, ce n’est pas la meilleure façon de commencer. Mais il faut croire que ce fut pour moi la meilleure voie puisqu’elle me permettrait plus tard, alors que je n’avais auparavant aucune disposition pour une psychothérapie analytique, de m’allonger – enfin ! – sur le divan, après moult péripéties et juste après avoir eu deux puissants rêves messagers qui m'emplirent de joie. Quand avec mon amie j’eus cette abréaction, il se fit un grand chambardement dans mon esprit, avec l’impression que tous mes blocages étaient partis en même temps. Je ressentis un grand vide, angoissant et difficile à supporter : je ne pouvais me laisser aller en toute confiance et sérénité pour continuer ce travail, le cadre dans lequel avait eu lieu cette expérience n'étant pas adapté : le medium n'était pas psychologue de métier et c'était une amie, une personne très proche donc. D'autres conditions, tel que le lieu, totalement hors cadre (ce n'était un cabinet de professionnel), ne permettaient pas que cette première abréaction débouche sur un véritable travail.

Heureusement – appellera-t-on cela la chance, ou plutôt la destinée, la bonne étoile et un chemin de vie personnel – j’avais reçu une éducation catholique et bien que non croyant, je savais ce qu’on disait de Dieu, du Bien. Avec cette abréaction, mes a priori sur la non-existence de Dieu (un Dieu bon), avaient disparu et je compris que je disposais maintenant d’une ressource extraordinaire. Je décidai de combler ce vide qui m’habitait par le désir de me conformer désormais le plus possible aux désirs de mon Créateur, aux désirs du Bon Dieu. « Lutter pendant tout le reste de ma vie contre le mal » devint à ce moment un challenge fabuleux (dans les moments de grande crise existentielle les pensées salvatrices se doivent d’être très motivantes, elles sont souvent, je crois, radicales). En outre ce challenge, bien sûr idéalisé sur le moment, me permettait d'avoir le Bon Dieu avec moi, je commençai à être conscient de sa présence et de son soutien précieux, la meilleure aide qui soit pour un être humain. C'est ainsi que je trouvai la foi. Une foi d'abord délicate, qu'au fil des années j'allais affermir, et qui, littéralement, me donna une deuxième vie et m'ouvrit la voie vers tous les possibles. J'eus aussi plus tard comme beaucoup de personnes, une expérience spirituelle très réconfortante, et la vie ne cessa de me réserver de belles surprises, sans bien sûr que je ne sois préservé des épreuves qui sont le lot commun à tous les hommes. J'appris aussi combien il est utile de remercier pour les épreuves de la vie.

Dans les années qui suivirent au fil de mes déménagements et changements d'emploi je consultai différents psychologues. Puis je réussis à retrouver un emploi stable ainsi qu'un très beau logement pour un loyer modéré. Les choses commençaient à se préciser, toutes les conditions semblaient maintenant réunies pour enfin commencer une recherche personnelle sérieuse. Dans ma nouvelle ville de résidence je pris rendez-vous avec un psychothérapeute/psychanalyste.

Deux rêves messagersModifier

En juillet 1997, deux mois avant le tremblement de terre qui endommagea gravement la basilique, je me trouvais à Assise. Avec des amis nous allions effectuer une randonnée pédestre d’une semaine en parcourant l’Ombrie. Nous arrivions d’endroits différents, le rendez-vous avait été fixé sur la Grand-Place où nous attendions les derniers arrivants en prenant un pot à une terrasse, avant de parcourir une province chargée d’histoire. Cinq ans plus tard environ, un premier rêve a pour décor cette même Grand-Place d’Assise, mais à une autre terrasse, toute proche, située à angle droit par rapport à la première. À ma gauche est assis mon père, à ma droite ma mère (ils ne sont plus de ce monde). Je leur dis : « Il faut trouver la tombe de Jésus. » Mon père rétorque : « C’est dangereux ça. » Ma mère : « Oui, mais on peut essayer. » Je m’éveille et note tout de suite ce rêve qui me paraît complètement loufoque. Vraiment il est si loufoque, si incompréhensible (mais pourtant tellement précis) que je suis absolument incapable d'y voir le moindre sens. Par chance je n’ai pas à attendre longtemps, j’ai rendez-vous le jour même chez mon analyste, à qui je rapporte le rêve. Il me fait une seule remarque : « Dans une tombe, on est allongé. » Wouahouh ! J’ai tout de suite compris. Il me faut replacer les choses dans leur contexte.

J’étais en thérapie depuis plusieurs mois déjà, mais je préférais être assis (et donc sur la défensive) sur un siège plutôt que de m’allonger sur le divan, position que je trouvais trop vulnérable. En effet, bien avant cette thérapie, après avoir lu le livre d’une psychanalyste écrivant qu’une analyse pouvait être préjudiciable (elle devait faire allusion aux personnes n’ayant pas un moi suffisamment structuré), j’avais conçu, puis entretenu au fil des années une peur panique de la position allongée sur un divan de psy, au cas où j'effectuerais un jour une analyse. Pourtant je pressentais avec beaucoup d'acuité qu’en position allongée, les muscles complètement détendus, et sans le face-à-face avec l’analyste (gênant pour lui autant que pour moi), je pourrais me détendre complètement. J'en “rêvais” !, de pouvoir m'allonger sur un divan. Après ces quelques mois d’une thérapie très bénéfique avec un psy que je jugeais très compétent, je me sentais de plus en plus confiant et motivé. Lorsque dans le rêve je dis à mes parents : « Il faut trouver la tombe de Jésus », je soumets mon souhait le plus cher ‘’à eux‘’, mais en fait (c'est implicite dans la formulation du rêve) à moi même : « Il faudrait que je puisse m’allonger sur le divan. » Car la tombe de Jésus, Jésus symbolisant pour moi la conscience pure (« Je suis celui qui est »), la connaissance parfaite, signifie dans le message à peine voilé du rêve l’acquisition de la connaissance de soi grâce à la position allongée. Peut-être la tombe fait-elle aussi allusion au fait de mourir à soi-même pour renaître plus vivant, se re-susciter. Le travail du rêve, avant que le rêve me parvienne, fut donc extrêmement élaboré comme on le verra aussi par la suite.
Quand mon père dit : « C’est dangereux, ça », c’est mon côté masculin, viril mais prudent !, qui s’exprime. Quand ma mère dit que « oui, mais on peut essayer », c’est mon côté intuitif, féminin et maternel, qui m’encourage : même si ça peut paraître dangereux au premier abord, il vaut la peine d’essayer de faire quelque chose de si extraordinaire : aller voyager, détendu et confiant, dans les profondeurs de mon inconscient pour mieux me connaître. Je crois bien que je me suis dit : « Tous les rêves peuvent donc s’expliquer !, même les plus étranges, les plus extravagants. »

Décidément il faudra bien un jour que je m’allonge sur le divan. Les terrasses des deux cafés, formant entre elles un angle droit, ont-elles la même signification ? (puisque pour passer de la position assise à la position allongée je dois faire effectuer à mon corps un angle droit). Je n’en suis pas du tout certain car cet ‘’angle droit’’ est apparu dans d’autres rêves, je pense plutôt que ce changement de perspective est dû au nouveau contexte (le rêve) par rapport à une situation vécue, peut-être aussi la différence de position entre l'état de veille dans la journée, debout ou assis, et l'état de sommeil, allongé. Le lendemain matin me vient une idée qui jusque là ne m'avait même pas pas effleuré : pour que mon rêve soit le plus apaisant possible, le travail du rêve avait bien fait les choses : tout à fait au ras des pâquerettes pour ne pas effaroucher ma pensée consciente, il avait placé le rêve à Assise. Qu’il est rassurant ce mot, non seulement par son symbolisme spirituel, apaisant pour moi et me rappelant de bons souvenirs de vacances, mais parce qu’il fait ami-ami avec cette position assise et sans danger dans le contexte d’un rêve qui par son sens caché (encore assez “dangereux” pour moi à l’époque) mais profond, m’encourage à m’allonger sur le divan. Dans le rêve d’ailleurs, je suis assis, entouré de parents protecteurs.
Juste avant ce rêve j'avais fait un bref rêve de préparation : je demandais à ma mère quel plat on pouvait assaisonner avec le basilic. Elle me répondit : ‘‘La viande’’– à l'époque, je pensais qu'il en était ainsi, mais je voulais en avoir confirmation. Notons que la viande est réputée pour être très nourrissante. « Ma mère sait des choses que j’ignore, je peux donc lui faire confiance. »

Deux nuits plus tard je fis un second rêve. Je suis accroupi dans une tranchée profonde d’environ deux mètres, occupé à trier à grand peine d’innombrables débris d’assiettes (j’avais dans mon enfance visité la Maison Picassiette à Chartres) recouverts de quelques millimètres d’eau, afin de les ré-assembler. Ce travail interminable est épuisant. Puis le rêve sans transition se poursuit, je suis maintenant debout sur la terre ferme, face un monticule où s’empilent différentes strates. Au sommet et à hauteur de mes yeux (« c'est devant tes yeux »), la strate est en minerai d’or.
– Mon premier réflexe : « De l’Or ! (Waouh !) »
– Mon deuxième : « Mais il n’est pas pur… »
– Mon troisième : « Mais on peut l’extraire. »
Je rapporte ce rêve à mon analyste et dans la foulée me dirige vers le divan. Ma dernière phrase avant de m’y allonger : « Se coucher devant l’autorité ! » – pas fou le garçon, l’analyste avait intérêt à être gentil avec moi !  

Un autre arrangement avec les mots, que je n’aurais jamais soupçonné, m’a été signalé très récemment : ‘’(pic) Assis-Ȇtes’’. J'en suis resté coi pendant plusieurs jours. Pour lever une angoisse du divan, entretenue durant de longues années, l'esprit profond, devant ma motivation, avait jugé nécessaire d'effectuer un travail d'orfèvre par un très subtil cryptage. Deux messages très denses, très courts afin d'être faciles à déchiffrer. Ce furent les deux rêves les plus puissants que j'aie jamais eus, je les ai trouvés très beaux. Face aux prodigieuses aptitudes de l'inconscient à nous délivrer délicatement les messages les plus importants, on comprend comment le mathématicien Alexandre GROTHENDIECK, qui étudiait scrupuleusement tous ses rêves, a pu être autant aidé dans sa réflexion mathématique.

Apprendre à analyser ses rêvesModifier

  • Tout rêve, selon Freud, est l’accomplissement d’un désir (réprimé), et pour parler simplement, disons que le rêve sert à intégrer, sans effort de volonté, dans le jour qui suit la nuit du rêve, le vécu du jour précédent. Le rêve est indispensable à l'équilibre mental. Oublié, il crée le lien nécessaire entre le désir réprimé et notre être profond, en tissant, grâce à sa préparation (le travail du rêve), un pansement complexe et puissant. En somme il ne fait que rapiécer, raccommoder, pour que nous puissions rester en accord avec nous-même et continuer à vivre cahin-caha.
  • Dans La Clef des songes[1], œuvre puissante et originale parfois évoquée par les mathématiciens, Alexandre Grothendieck (1928-2014) a étudié en profondeur les mécanismes du rêve. Plus il réussissait à les décrypter et plus il apprivoisait en quelque sorte son subconscient, se faisant un ami du travail du rêve qui produisait ainsi chez lui des rêves de plus en plus forts et signifiants. C'est ainsi qu'ils lui ont permis de résister avec une conviction et une force peu communes aux préjugés, fausses croyances et avis officiels les plus académiques.
  • « Mais il arrive que le message d’un grand rêve apparaisse d’emblée dans son évidence, à une tierce personne à qui on en fait le récit. La raison en est, bien sûr, qu’en cette tierce personne, qui n’est pas directement concernée par le message, il ne se produit pas de levée en masse des résistances contre le renouvellement. Pour tous les rêves messagers qui me sont venus et que j’ai sondés, il m’a fallu des heures, et parfois des jours de travail, pour en saisir le message. » (La Clef des songes, page 24, note de bas de page).

Si ayant pris l'habitude de noter le plus rapidement possible nos rêves, au moins dans les grandes lignes, nous faisons ensuite l'effort de nous les remémorer pour tenter d'en reconstituer la trame et les interpréter au mieux, nous pourrons à force d’expérience nous approcher de plus en plus de notre être le plus profond, devenir plus lucides. À la solution de facilité d'une première option (se laisser vivre en laissant chaque nuit le subconscient rafistoler nos blessures psychologiques afin de permettre au vieux juge intérieur, forgé au cours de l’enfance par l’éducation, de reprendre les rênes de notre conduite), se substitue dans la seconde option un travail actif de connaissance de soi – et par là même, des autres.

Comme beaucoup d'autres analysants j'imagine, je poursuis toujours ce travail par une auto-analyse. Dès que l'on a trouvé, par la force des choses, parfois par nécessité vitale (ce fut mon cas) la clef du trésor en soi, on la garde précieusement. La plus grande leçon que j'ai tirée de la longue et enrichissante étude de mon cas personnel, et par extension des cas les plus désespérés, c'est que plus une situation d'où on aura réussi à se sortir aura été grave, et mieux nous percevrons la puissance formidable de la vie. N'imaginez pas que je n'aie, moi aussi, des moments de doute, de révolte ou de mélancolie, mais me connaissant assez bien maintenant, ayant au fil des ans, des plus grandes contrariétés comme des plus grandes joies, créé mon propre ‘’programme antivirus‘’ (voir « Retrouver une sérénité »), qui souvent se met à jour automatiquement, il est toujours arrivé un moment où mon logiciel interne commençant à patiner, j'ai dû admettre que j'avais permis l'intrusion d'un virus très parasite. Dans ces cas-là je me sens obligé, parfois après un peu de temps, de lancer le programme antivirus à sa puissance maximale. Le résultat peut être surprenant, toujours apaisant, et ce faisant l'antivirus est devenu encore plus performant. Qui a dit que notre monde était le meilleur des mondes possibles ? Encore un mathématicien, Leibnitz.

Le Grand rêveur en soi, quand il sent le moment propice pour délivrer un message, fait preuve lors du travail du rêve de toute sa bienveillante intelligence, ménageant avec beaucoup de délicatesse le Petit rêveur (dans le quasi-conscient). Au cours de ses aller-retour entre conscient et inconscient, il discerne tout ce qui pourrait effrayer le rêveur, puis à l'aide de jeux de mots et d'une association d'idées, de souvenirs, de situations imaginaires n'ayant au premier abord aucun rapport les uns avec les autres, il prend soin de ne pas nous révéler brutalement un message trop explicite et bouleversant, en les codant d'une manière particulièrement astucieuse, les rendant souvent très difficiles à décoder. Libre à nous ensuite de laisser tel quel le travail de compensation qu'a effectué le rêve, ou de nous mettre au travail pour tenter de l'interpréter.

Rêver souvent et se souvenir de ses rêves n’est pas à la portée de tout un chacun. Les diverses méthodes de relaxation ou les psychothérapies peuvent beaucoup aider, de même que la marche dans la nature. Quand on s'habitue à étudier ses rêves, même les plus bénins, le psychisme intègre le fait qu'on y accorde de l'attention et devient plus enclin à fournir des rêves importants. De même si l'on parvient à faire un premier rêve très dense (ou un rêve récurrent), il est sûrement très important, et réussir à le décoder en se faisant aider au besoin, non seulement est nécessaire mais sera d'une grande aide, un encouragement, un entraînement, qui favoriseront la venue de nouveaux rêves importants.

La lecture de La clef des songes en particulier, et de Notes pour la clef des songes[2] (un texte beaucoup plus long), en mettant l'esprit en état de réceptivité est très bénéfique. Il est indispensable de toujours avoir un carnet de notes à portée de main durant le sommeil. Avant de s'endormir, on peut décider de se souvenir de ses rêves, ou même de ‘’demander un rêve important’’. Si effectivement un tel rêve survient et provoque un réveil anticipé, faire l’effort d’en noter tout de suite les principaux aspects sur le carnet. Il arrive que l’on parvienne dès ce premier réveil à en faire émerger la trame principale. Si ce n’est pas le cas, lire au matin les notes prises et y réfléchir, chercher quels aspects du rêve pourraient avoir un rapport avec des événements récents, ou des préoccupations, ou des décisions difficiles à prendre ; des indices sont toujours présents, parfois tellement visibles qu'on passe à côté ! Si le message transmis est important, il peut faire l’objet de plusieurs rêves, consécutifs ou non, qui semblent n’avoir aucun rapport entre eux. L'un d'eux peut être beaucoup plus bref que l’autre. Le personnage du rêve, ou l’un des personnages, représente très souvent le rêveur lui-même, c'est une clé importante pour permettre un décryptage. Un rêve est parfois si étrange et si hermétique qu'une tierce personne extérieure à la situation doit aider le rêveur à le déchiffrer. Un “dictionnaire des rêves” est utile mais est loin d'être suffisant.

Sortir d'une déprime, retrouver une sérénitéModifier

Le contexte de la découverteModifier

Je voudrais vous partager une astuce qui m’a bien servi à une époque, et qui me sert encore parfois.
J’ai découvert ce dispositif à 44 ans, au cours d'une randonnée de 34 km en allure rapide sur des chemins parfois très boueux (après un bel effort physique donc) mais sous un beau soleil, avec une vingtaine d'amis randonneurs. Depuis environ deux mois je me sentais un peu “dans les nuages”, avec comme une fatigue malsaine en haut des cuisses. Nous nous arrêtons à mi-chemin pour la pause casse-croûte/repos. À ma droite s’assoit l’animatrice du groupe, une jeune femme non seulement jolie mais très positive, ouverte à la vie. À ma gauche un jeune randonneur avec qui je viens de discuter tout en marchant. Le terrain est en pente douce, alentour les arbustes clairsemés adoucissent eux aussi le paysage. L’effort a été intense et soutenu, je savoure ces premières secondes de repos, les muscles se relâchent, l’esprit est détendu par l’exercice en plein air. De mon sac à dos je ne sors pas tout-de-suite le casse-croûte, comme l’ont fait mes amis, je veux profiter pleinement de ce moment, tellement il me paraît agréable et surprenant, alors qu'il y a encore quelques heures je n'étais pas en si grande forme morale. Je me prends à penser que cette légère fatigue dans les jambes que je traîne, cette façon qu’a mon corps de me montrer qu’il peine un peu à me maintenir debout, n’est pas là pour rien, je suis bel et bien en train de faire une petite déprime. Or la thérapie que j'avais effectuée m'avait appris qu'à l’origine de toute déprime – et même de toute dépression – il y a toujours eu une idée négative et fausse. En ce dimanche je me pose la question : « Qu’est-ce qui m’encombre l’esprit en ce moment ? Et serait-ce une l’idée fausse ? Eh bien, ce qui me perturbe c’est que si j'ai réussi un concours important pour entrer dans une administration, le délai d’attente pour y être affecté et de 1 an, et je dois encore attendre un bon moment avant d’être appelé à ce poste qui me satisfera pleinement. » Je suis actuellement dans une période alternant galère et petits boulots, qui me paraît désespérément longue, et j'attends le jour J avec de plus en plus d’impatience. « Qu'est-ce qui pourrait être négatif et inapproprié dans cette pensée ? Je dois certainement imaginer : après cela, finis les soucis ! (ben voyons, dans l’administration…), à moi la belle vie. » Puis « mais est-ce que la réalité est vraiment ainsi ? Bien sûr que non, on n’a jamais vu ça ! J'aurai toujours à lutter ! » Dès que je prononçai mentalement ce mot, ‘’lutter’’, je ressentis une intense libération, en un éclair je compris qu'il était tout à fait normal d'avoir à lutter – en l'occurrence, lutter un tout petit peu : être un peu impatient certes, mais pourquoi en faire tout un plat ? Ce fut une illumination, une plongée directe dans l'instant présent, un sentiment de plénitude m'envahit, j'étais à nouveau présent au monde. Le petit moi qui avait obscurci ma conscience avait disparu, l'accès à mon Je était revenu. Et la fatigue physique m'avait quitté tout aussi soudainement. Je suis sidéré d’avoir pu en une fraction de seconde me guérir d’une déprime que je traînais depuis des semaines. Plus tard, je ne saurais dire combien de jours, je me ferai cette réflexion : « Ainsi, tout problème a sa solution ! » Ce fut la première fois que j'utilisai ce petit système ; par la suite, pour des problèmes moins importants, le sentiment de libération sera moins intense.

« Si tu n'arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ; si tu penses mal, marche encore. »
— Jean Giono

Si l'on veut tenter une explication psychanalytique à cette guérison soudaine, on voit que toutes les conditions étaient réunies. Premièrement, j'avais fait auparavant un long travail d'auto-analyse et réussi à déchiffrer plusieurs ‘’rêves messagers‘’, très courts, qui m'avaient d'abord paru très obscurs (ce sont les plus signifiants, les plus importants). Ensuite, au cours de cette randonnée avec des gens chaleureux, l'effort physique en pleine nature avait été intense, puis il y eut ce moment de détente très apprécié à flanc de coteau, sous un beau soleil, et surtout – une amie m'en fit la remarque bien plus tard, après que je lui eus fait le récit de cette petite aventure ; je n'y avais pas songé, étant moi-même trop concerné – j'étais entouré pendant cette pause de deux personnes sympathiques, à ma gauche un homme, ma droite une femme : l'homme peut représenter le père, et la femme la mère, d'autant que cette jeune femme venue s'asseoir près de moi était l'animatrice du groupe (la “gardienne” sécurisante en quelque sorte). Notons qu'en Orient, où l'on considère les éléments appartenant à ‘’ce qui est après la naissance‘’, le côté droit est Yin, féminin. Pour les Occidentaux au contraire, le côté droit est Yang.

La méthodeModifier

Cette méthode n'est pas vraiment gratuite car il faut faire un effort sur soi, ne faire appel qu'à l'intellect, en laissant le plus possible de côté ses affects. Cet effort ne peut parfois être accepté qu'au bout de quelques minutes, quelques jours, voire plus. Et parfois on ne pense même pas à l'utiliser : l'inconscient utilise des ruses insoupçonnées, il sait très bien que l'homme est partisan du moindre effort, et, souvent, pas assez optimiste. Peut-être que ce stratagème ne fonctionnerait pas sur tout le monde ? Surtout si la personne n'a pas un minimum de pratique de l’auto-analyse. Il m’a fallu peut-être trois ans pour le mettre définitivement au point avec le paragraphe 2) car les premières fois il ne fonctionnait pas toujours, je devais le mettre au point, à jour (exactement comme un antivirus), pour contrer un nouvel obstacle que m'opposaient mes défenses psychologiques. Une amie a revu la formulation de ce paragraphe en le divisant en 3 phrases très concises. La première fois que j'utilisai le stratagème il fonctionna immédiatement, il m'avait suffi, après avoir réalisé que c'était la bonne pensée à avoir (« cette idée est non seulement négative, elle est fausse ! »), à l'injecter, et la sensation d'être un peu "dans les nuages" disparut instantanément.

Si l’on se sent déprimé sans raison apparente, et que cela dure depuis plusieurs jours déjà :

1. S’obliger à prendre quelques minutes pour se détendre, et chercher quelle a pu être l’idée négative (idée triste ou angoissante, désespérante), et fausse, que l’on s’est mise en tête ces derniers temps, avant les premiers symptômes de mal-être – qui ont commencé quand ? après quel événement ? quel constat ? quelle réflexion ? Y a-t-il un une décision à prendre, que l'on retarde peut-être ? un changement dans notre vie, ou notre attitude, à effectuer ?

2. Lorsque l’idée négative déclencheur est trouvée, il est parfois difficile d’admettre, surtout si le mal-être est installé depuis quelque temps :
– D’abord que cette idée puisse être fausse – c'est la plus grande difficulté.
– Ensuite qu’elle puisse être la cause d’un tel malaise.
– Enfin qu’il existe sans doute une autre issue que ce mal-être.
Se demander alors si cet état – état négatif – a vraiment sa place dans la dynamique constructive de la vie. On voit immédiatement que non, et on admet mieux que l’idée négative déclencheur est une idée fausse.

3. S'être mis en tête une telle idée, parfois saugrenue, peut paraître troublant. Quand elle est survenue, étions-nous dans un état de fragilité ? Si c’est le cas nous comprenons mieux que la déprime ait pu survenir.

  • Parfois nous fantasmons sur le présumé futur idyllique que nous procurerait un événement tardant à venir, l’attente est difficile. Cette idée fausse d’un avenir sans souci contrarie notre manière de vivre le présent, qui paraît terne en comparaison.
  • À l’inverse, face à une épreuve difficile il nous arrive de penser : « Ah ! Si ce n’était pas arrivé… ». Là aussi nous vivons mal le présent.
  • Si décidément on n’arrive pas à trouver l’idée négative et fausse, se poser la question : « Dans tout ce que j’ai pu ressentir récemment, où puis-je dire qu’il y a eu pulsion de mort ? »

L’idée fausse est toujours liée à l’impression (souvent inconsciente) de ne plus se sentir aimé. Quand une forte adversité survient, on pense que personne au monde – et surtout pas Dieu ! – ne pourra nous assister dans cette épreuve. Se sentir abandonné nous ramène à nos abandons d’enfance. Se les remémorer, en prendre conscience, nous fournit une explication qui réconforte. La psychanalyse nous enseigne qu’il est tout à fait humain, honnête envers soi-même, urgent et libérateur, de réveiller en nous mentalement l’agressivité que l’on a éprouvée, tout au fond de soi, envers les personnes (souvent très proches) de qui on s’est senti abandonné – même si elles ne pouvaient faire autrement, de leur point de vue. Ce sentiment d’abandon ramène à l’idée fausse – plus ou moins inconsciente – d’un abandon total de la part du Projet de l’Univers, ou de Dieu.
Selon la médecine chinoise une douleur à la hanche est révélatrice d’un sentiment d’abandon douloureusement vécu – courant chez les personnes âgées. La symbolique en étant que si la jambe veut bien partir en avant – il faut bien avancer dans la vie –, le reste du corps, non participatif, se sentant abandonné, préfère rester sur place : s’installe une dysharmonie pouvant à la longue provoquer une lésion irréversible si on ne parvient pas à se libérer de ce sentiment d'abandon. Si on y parvient on favorise la guérison. Si j’ai abandonné ou négligé une personne, ou un projet, je peux aussi ressentir un manque très déstabilisant.

L’idée fausse peut être la crainte de ne pouvoir retrouver un tel amour, une telle amitié, un aussi beau projet.

Quand on a compris le caractère illusoire de cette idée négative enfin mis au jour, un changement de polarité se produit dans notre esprit, du négatif vers le positif. À un sentiment de fatalité déprimante, voire désespérante, se substitue l’idée libératrice et dynamisante qu’il est normal qu’on ait toujours, comme un sportif, à lutter (mais à chaque jour suffit sa peine), car la vie est un sport de combat, nombreux sont ceux qui l’ont déjà dit. Et l’on pourra être, davantage qu’auparavant, le véritable acteur de notre vie. Car c’est quand l’homme agit qu’il est vivant.
Cette idée ouvre le chemin à une nouvelle, très belle, disponibilité. Un sentiment de plénitude survient.

Je nomme ce dispositif ‘’algorithme‘’.

algorithme : suite finie d’opérations élémentaires
constituant un schéma de calcul
ou de résolution d’un problème

Remarque : théoriquement, cette petite méthode devrait aussi fonctionner lors d'une véritable dépression. Ce serait négliger qu’une recherche solitaire et ponctuelle ne possède pas la puissance réparatrice suffisante. Il pourrait être avantageux alors de réexaminer tranquillement, avec un médecin de l’âme, en un dialogue bienveillant, une écoute respectueuse, les pensées erronées (et leurs implications) que l’idée fausse déclencheur, placée là en germe – souvent ancienne et considérée depuis longtemps comme une fatalité –, a suscitées et laissées se développer. Et déposer là, « en un dépôt sacré », l’idée déclencheur qui a essaimé, plus ou moins profondément. Cette méthode peut cependant aider à éclaircir une situation de mal-être, à donner des pistes de réflexion. Les tournants difficiles de l’existence recèlent des malles au trésor insoupçonnées, qui ne demandent qu’à être ouvertes. Le tout est de trouver la clé.

Présence au mondeModifier

Le grand mathématicien Pierre Fermat (1609-1665) a vécu à une époque où la peste a sévi, il en a été atteint et ne s'en est jamais complètement remis. Il y a six mois je me sentais psychologiquement déjà très proche de mon maître en pédagogie. Le virus malin du covid 19 ne m'a pas atteint (pas encore en tout cas), mais moi aussi je vis maintenant dans ce beau pays de France où un virus sévit. Si j'avais eu le choix j'aurais certainement préféré que ce virus malin reste où il était, pour toujours. J'aurais certainement préféré que ce nième point commun environnemental avec le maître (Fermat) ne survienne pas. Par ces circonstances extérieures indépendantes de ma volonté j'ai dû faire un autre choix, la solution est simple : je m'efforce, plus qu'auparavant, de vivre ici, de vivre maintenant. Le passé a existé, il n'existe plus. Je suis. Dans l'instant présent, je suis. Anticiper l'avenir ? Pour fuir et ne plus être présent au monde ? Qui souhaite cela ? La présence est la clef. Je suis conscient, pleinement. Donc Je suis. Descartes, avec son cogito ("Je pense donc je suis") n'était pas assez précis, trop rationnel et sûr de lui.

« Comment savoir que vous avez lâché prise ? Quand vous n'aurez plus besoin de poser cette question. » Eckhart Tolle.

France culture, DANS LE CERVEAU DE CHRISTOPHER NOLAN, "Inception", le hold-up de l’inconscient.

Nous savons qu’un électron est à la fois onde et «particule », particule-énergie donc. Partons du postulat, pas du tout farfelu, que les ‘’particules élémentaires’’ elles-mêmes, dans l’infinitésimal, ne sont pas réellement de la matière, de la ‘’matière solide’’, qu'elles ne sont pas réellement des particules, mais que toute la matière est constituée uniquement d’énergie vibratoire. Nous savons d’ailleurs que l’esprit humain, qui pour une part est de l'ordre de l'abstrait, dirige le corps et influe même fortement sur sa santé. À partir de ce postulat on perçoit que le corps humain est le support idéal de l’esprit (ou âme). Nous savons d’ailleurs que le corps humain est sensible aux ondes, et que par exemple que « Les corpuscules de Pacini, des récepteurs sensoriels, sont en effet connus pour transmettre des vibrations à haute fréquence chez les mammifères et sont très présents au bout des doigts des primates. ».

Je peux donc penser le monde comme immatériel. En somme, je suis dans un rêve – mais un rêve éveillé. C'est là que ça devient intéressant, il existe un livre de Eckhart Tolle intitulé : Le pouvoir du moment présent – diverses stratégies pour apprendre à vivre en pleine conscience le moment présent, en essayant de larguer, de plus en plus régulièrement possible et donc de mieux en mieux, nos petits "moi" – et même, par instants, le moi entier, pour ne garder que le je, l'individu propre ; ce que parvient maintenant à accomplir assez facilement Eckhart Tolle grâce à une très profonde et très belle expérience qu'il vécut alors qu'il était en pleine dépression, après s'être dit : « Je ne peux plus vivre avec moi-même ». Quand on n'a pas vécu une telle expérience la mise en pratique est loin d’être facile mais on comprend ce qu'il veut dire. En théorie ce serait donc possible pour chacun de nous, mais non, ce n'est pas facile (on le saurait). Dans mon cas personnel ça a pu être parfois possible, mais en général, être pleinement je, pleinement conscient, est vraiment difficile, ou alors par fulgurances. Je repense alors à mon postulat (« Tout ceci est “un rêve éveillé” »), que je mets en parallèle avec ce que, comme lui, je pourrais ressentir si, pleinement conscient, je pouvais m'émerveiller à un haut degré en regardant le monde qui m'entoure, sa magnificence. Mis en confiance, je pense alors au contraste entre ce “rêve éveillé” et l’image du monde, avec ses couleurs et ses formes, que je perçois grâce à mon sens de la vue, image dont je sais qu'elle n'est qu'une illusion physique produite par des phénomènes physiques (fréquences des différentes couleurs) et chimiques (yeux), et si je me trouve en pleine nature je peux ressentir une sensation particulière, étrange et émouvante, une joie profonde, même. Si vous avez une bonne imagination – et rien ne vous empêche de la développer – vous pouvez vous-même faire cette expérience : «  tout ce paysage [conscientisez bien que ce ne sont que des vibrations] n'existe pas vraiment, et pourtant il existe. » Ce genre d'expérience toute simple est très fécond.

Ne t'habitue jamais à la beauté du monde.

Claude Mariotti

RepèresModifier

  • Les irremplaçables Présentation de son ouvrage par Cynthia Fleury, philosophe, psychanalyste, professeur titulaire de la chaire Humanités et Santé au Conservatoire national des arts et métiers.
  • L'allégorie de la caverne sur France culture.
  • Le pouvoir du moment présent, un ouvrage de Eckhart Tolle. Fiche de lecture (Fnac + Amazon) :

Eckhart Tolle est né le 16 février 1948 en Allemagne, sous le nom d’Ulrich Leonard Tolle.
À 29 ans, rongé par la dépression, l’anxiété et les idées suicidaires, le jeune homme tente de trouver des réponses à ses souffrances en étudiant la psychologie, la littérature et la philosophie à l’université de Londres. Son diplôme en poche, il poursuit un doctorat en recherche à l’université de Cambridge en 1977. C’est cette année-là que sa vie change totalement.
Une nuit, il parvient avant de s'endormir à se détacher de son ego et au réveil se sent complètement apaisé.

Enfin heureux de vivre, il arrête ses études et passe presque deux ans assis sur les bancs de parcs à Londres dans un état de joie la plus intense qui soit, à apprécier le moment présent en observant le monde tourner autour de lui. Sollicité par les étudiants de Cambridge, il raconte son expérience et deviendra conseiller spirituel.
Il nous enseigne qu'il est possible de vivre sans souffrance, sans anxiété et sans névrose. Mais pour atteindre cet état d'éveil nous devons arriver à comprendre que nous sommes nous-mêmes les créateurs de notre propre souffrance. Que notre mental, et non pas les autres et notre monde environnant, est à l'origine de nos problèmes. C'est notre mental, avec son flot presque continu de pensées, qui se soucie du passé et s'inquiète de l'avenir qu'il faut apprendre à maîtriser.

Pour entreprendre ce périple vers le pouvoir du moment présent, il nous faut laisser derrière nous notre esprit analytique et le faux moi qu'il a créé, c'est-à-dire l'ego. Dès le début du premier chapitre, nous nous élevons rapidement vers des hauteurs où nous pourrons respirer un air plus léger propre à la spiritualité.
Même si le périple où Eckhart Tolle nous emmène présente des défis, le langage qu'il emploie est simple et le format question-réponse qu'il a choisi constitue un guide rassurant. Les mots ne sont eux-mêmes que des panneaux indicateurs.

Si nous réussissons à être totalement dans ici-maintenant et à faire chaque pas dans le moment présent, si nous réussissons aussi à vraiment appréhender les réalités que sont notre corps énergétique, le lâcher-prise, le pardon et le non-manifeste, nous saurons nous ouvrir au pouvoir transformateur de l'instant présent.

« L'être est la vie éternelle et omniprésente. Il existe au-delà de toutes les formes assujetties au cycle de la vie et de la mort. L'être vous est accessible maintenant comme étant votre véritable nature. Mais n'essayez pas de le comprendre avec votre mental. Vous ne pouvez le saisir que lorsque votre mental s'est tu et que vous êtes pleinement et intensément présent. Retrouver la conscience de l'être et se maintenir dans cet état de réalisation, c'est cela l'illumination. »

Notes et référencesModifier

  1. LA CLEF DES SONGES, ou DIALOGUE AVEC LE BON DIEU (pdf) Lire en ligne.
  2. NOTES pour LA CLEF DES SONGES (pdf) Lire en ligne.