Recherche:Renaissance des droits des peuples indigènes

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Intitulé : Renaissance des droits des peuples indigènes

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Renaissance des droits des peuples indigènes
  • Auteur : Carlos Frederico Marés de Souza Fiho
  • Année : 2000
  • Titre : Renaissance des droits des peuples indigènes
  • Titre original : O renascer dos povos indigenas para o direito
  • Nature : Deux premières partie du livre
  • Éditeur : Jurua Editora Curitiba
  • Pages : 27 – 59
  • ISBN : 857394159-6
  • Mots clés : Brésil, droit, droit constitutionnel, peuples, indigène.


De Lionel Scheepmans

Ce travail consiste à élaborer une fiche de lecture sur un texte reprenant les deux premières parties de l'ouvrage de Carlos Frederico Marés de Souza Fiho: « O renascer dos povos indigenas para o direito ». Vous trouverez dans le contenu de ce travail, une brève présentation de l'auteur, un résumé des différentes parties et en dernière partie, quelques considérations personnelles.

Présentation de l'auteurModifier

Carlos Frederico Marés de Souza Fiho est procureur de l'état de Parana, professeur de droit agraire et environnemental à PUC/PR et Docteur en droit public pour la UFPR. Son curriculum vitæ est disponible en ligne[1].

Première partie : La rencontre des mondes et des droitsModifier

La découverte de nouvelles terres et de nouveaux peuplesModifier

L'époque des grandes expéditions outre atlantique précédant l'expansion européenne vers ces nouveaux mondes fut l’occasion de rencontres et parfois de confrontations inter culturelles entre les explorateurs et les peuples indigènes à ces contrées. Les Portugais plus que les Espagnoles, qui il est vrai ont rencontré des civilisations mieux préparées à contrer l'envahisseur (incas, aztèques ...), furent particulièrement sensibles à la beauté de ces nouveaux peuples. Malgré, l'image de barbarie animale véhiculée concernant ces populations exotiques, les premiers récits d'explorateurs furent remplis d'éloges dans la description des indigènes de leurs mœurs, leurs coutumes et même de leur beauté et santé physique. Ils témoignèrent dans leurs récits de l'apparente liberté de ces peuples perçue à travers une organisation sociale non hiérarchisée, sans soucis de collecte d'un capital, sans lois ni Dieu. Ces à partir de ces images que les intellectuels européens du XVII siècle théoriseront sur les concepts du « bon sauvage » et d'un lieu imaginaire, d'une ile, appelée « Utopias ». Cette vision d'un monde « idyllique » suscita certainement l'envie d'une réorganisation des droits en vigueur durant cette époque. Grâce aux travaux d'historiens, il s'avère aujourd’hui que ces peuples indigènes possédaient bel et bien des organisations sociales et des normes juridiques, mais qui n'ont pas été perçues par les explorateurs.

L'influence des découvertes des explorateursModifier

La découverte de ces nouveaux mondes, de ces nouvelles cultures, influença donc la pensée européenne. Des penseurs comme Afonso Arianos, Puffeendorf, Locke, Rousseau, furent séduits par l’idée de liberté et de beauté de la nature qui se dégagèrent des récits d'explorateurs. Ce fut le début d'une révolution esthétique et social et l'avènement du romantisme et de la Révolution française qui clôturèrent toute une période de transition sociale.

Expansion européenne : La substitution du monde américainModifier

L'arrivée en Amérique des Européens et particulièrement pour les Portugais et les Espagnoles était pratiquement perçue comme une expansion des frontières agricoles. Le continent américain fut le siège d'exportations de nouveaux aliments et condiments vers l'Europe et d'importation d'espèces végétales et animales exotiques en Amérique dans le but d'augmenter leurs productions. Les Européens tout comme les indigènes d'Amérique se sont ainsi accoutumé à ces différents composants de la vie quotidienne.

Une démographie indigèneModifier

Établir une démographie de l'Amérique latine est un travail de grande envergure. Il existe aujourd’hui de nombreux travaux et recensements relatant de la situation actuelle dans la plupart des pays latino-américains. Ces données démontrent que, selon le pays et son histoire en matière d'extermination des populations indigènes par les conquistadors, la situation peut être d'une grande complexité tant en répartition du territoire qu'en différenciation culturelle. On comprendra dès lors que connaitre la démographie indigène avant les invasions des conquistadors est impossible. La seule façon de se faire idée est d'analyser les données contemporaines en les recoupant à d'autres informations historiques telles que le nombre de morts parmi les conquistadors. Durant toute cette période d'invasion, les pertes humaines parmi les troupes européennes pouvaient s'élever à des chiffres impressionnant de l’ordre de plusieurs millions par pays.

Dans la position actuelle du Brésil, la petite part de la population indigènes témoigne d'une impressionnante diversité et fait preuve d'une grande résistance à l'oppression et l'assimilation à la culture envahissante. Pourtant, ce n'est que très récemment que la condition de ces peuples indigènes fait part des discussions politiques du pays. Bien souvent la grande diversité culturelle de ces peuples indigènes est réduit à la distinction indigène, non-indigènes. Durant tout ce temps où l’existence de ces peuples resta dans l'oubli, de nombreux récits et document témoignent d'abus d'agressions et d'extermination de ceux-ci pour des raisons d'expansions de territoires agricoles ou parfois par simple cruauté. Ces exactions aujourd’hui reconnues sont confrontées à de grandes difficultés juridiques. Comment accorder à ces peuples oubliés pendant cinq siècles des droits juridiques ? Ces peuples qui néanmoins sont emblématiques du concept de liberté tant prisé au sein des valeurs du monde moderne.

Deuxième partie : Le colonialisme et les droits des peuples indigènesModifier

Les empires coloniauxModifier

Les deux empires coloniaux portugais et espagnole, où disait-on le soleil ne se couche jamais, se sont construits en volant les richesses des peuples colonisés et en les exterminant ou assimilant leurs propres cultures. Le maintien d'une culture indigène quand cela fut possible du se faire dans la clandestinité. C'est très récemment seulement que ces cultures peuvent à nouveau émerger, récupérer leur dignité et revendique leurs droits.

La conquête territorialeModifier

Il serait impossible dans un pays comme le Brésil de délimiter le territoire de chaque peuple indigène. D'une part, la conception territoriale de ces peuples peut être différente de la nôtre, d’autre part, ces peuples sont souvent isolés entre eux par des territoires « inoccupés ». D'autres peuples nomades n'ont pas à proprement parler de territoire, mais plutôt des zones de chasse et cueillette. Quoi qu’il en soit, la conquête territoriale du nouveau monde ne s'est pas faite en fonction des répartitions culturelles des peuples existants, mais bien comme un partage de l'espace géographique en juridiction selon les lois territoriales. Ces frontières arbitrées par les puissances coloniales ont été conservées jusqu'à nos jours et donne aux nouveaux états indépendants une connotation néocolonialisme.

Las Casa, Juridiction et territoires indigènesModifier

Frei Bartolomé de Las Casas est un ecclésiastique qui arriva en 1502 sur une ile américaine du territoire espagnole et assista un des massacres des plus cruels de l'occupation. Cet évènement le marqua pour le restant de sa vie. De retour en Espagne, il tenta de rétablir les droits des peuples exterminés en utilisant l'argument que ces peuples bien qu'infidèles furent créés par Dieu et que Dieu créa l'homme à son image et égaux entre eux. Les lettres écrites par ce monarque créèrent une grande polémique dans l'Église catholique qui exerçait à l'époque, une grande influence politique. Mais ces arguments furent contrecarrés et désapprouvés lors d'une congrégation en 1550 à Valladolid par le docteur Ginès de Sepulveda qui légitima les actions menées par les conquistadors à travers le devoir de l'église de sortir ces peuples indigènes de leurs idolâtries. Cette fin justifia les moyens aussi cruels qu’ils soient.

Les lois indigèneModifier

Les lois indigènes espagnoles furent, à l'image de la diversité des peuples vivant en terres coloniales, un ensemble de normes complexes souvent récupérées des concepts féodaux européens. Ces droits furent fortement influencés par la polémique créée par Las Casas. En 1542 des nouvelles lois furent éditées, établissant les normes fondamentales de la vie et organisation administrative de toute l'Amérique espagnole et traitant notamment des conditions d'existences attribuées aux indigènes. Ces lois furent appliquées différemment selon les populations rencontrées, mais ne purent empêcher l'extermination progressive des peuples les plus récalcitrants tels que les Muiscas.

Les lois portugaisesModifier

Les colonies portugaises ne furent pas soumises à des lois aussi sévères que les lois indigènes espagnoles. Le traitement des indigènes fut certainement plus loyal comme en témoigne les textes de lois et la difficulté relatée par les colons pour mettre la population au travail. Selon toute logique, les populations locales préfèrent se réfugier dans la nature hostile aux Portugais et rester libre plutôt que de travailler pour un salaire de misère. Lors des guerres déclarées contre les populations locales, il était souvent convenu que les prisonniers seraient enrôlés de force dans l'armée ou dans un service civil durant plus de dix ans dans l'idée, non pas d’en faire des esclaves, mais de les éduquer et les intégrer à la société émergente.

Les « sesmarias »Modifier

Les sesmarias sont des lois portugaises instituées en 1375 lors d'une crise économique et agricole qui sévit au Portugal. Avec des obligations telles que de labourer toutes les terres fertiles, l'institution des sesmarias permis au peuple portugais de sortir de la famine et de devenir en un peu plus d'un siècle, une puissance mondiale. Ces lois furent appliquées sans nécessités dans les colonies portugaises et légitimèrent les exactions des gouverneurs coloniaux sur les populations locales. En assujettissant la terre au pouvoir politique et reconnaissant la suprématie de la propriété sur le travail, ces lois ont contribué jusqu'à nos jours à valoriser la propriété de la terre au détriment du produit de la nation.

Considération personnelle sur le texteModifier

Ce texte écrit dans un portugais très accessible pour une personne s'exprimant dans une autre langue suscite le désire de continuer la lecture de l'ouvrage. Cette lecture pourrait faire, si le temps m'était donné, l’objet d'une suite à cette fiche de lecture. Les informations historiques sur les invasions coloniales espagnoles et portugaises permettent de mieux comprendre la situation actuelle de ces anciennes colonies, mais également de mieux comprendre l'évolution des cultures européennes. Cette lecture suscite l'envie d’en savoir plus sur cette période de grande transformation mondial et notamment en ce qui concerne les autres empires coloniaux.

RéférenceModifier

  1. Voir: http://buscatextual.cnpq.br/buscatextual/visualizacv.jsp?id=K4767745U5&tipo=completo&usg=__kSuJaH46dkYE_TwCMVVbZWkxH-4=

BibliographieModifier

Carlos Frederico Marés de Souza Fiho (2000) « Orenascer dos povos indigenas para o direito » - Jurua Editora Curitiba, 1ᵉʳ édition 2ᵉ tirage, pp. 27 – 59

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