« Alsacien/Grammaire/Bases » : différence entre les versions

Contenu supprimé Contenu ajouté
Genres, cas, déclinaisions : confusion avec la grammaire française qui est comparé à l'alsacien. Un COI a toujours une préposition par contre un datif n'a pas toujours une préposition
Ligne 20 :
 
Il existe 3 cas en alsacien : le nominatif, l'accusatif, le datif (contrairement à l'allemand, l'alsacien n'a pas de génitif, il le remplace par une construction employant le datif).
 
Le nominatif est le cas le plus simple, correspondant généralement au sujet. Le choix entre l'accusatif et le datif dépend de la réponse à "wen ?" ou "wàs ?" (qui ? quoi ?) pour l'accusatif, tandis que le datif répond à la question : "wem ?" (à qui ?). Des prépositions introduisent les mots (articles, noms communs, adjectifs qualificatifs, adjectifs démonstratifs, pronoms...) et peuvent déterminer le cas.
Les cas de l'accusatif et du datif ne doivent pas être confondu avec les compléments d'objets direct et indirect de la langue française. Un complément d'objet indirect en français est '''systématiquement''' précédé d'une préposition. Ce qui n'est pas forcément le cas pour un datif comme dans "ich half '''dir'''" (j'apporte de l'aide '''à toi''') toi
Dans "ich dank àn dich" (je pense à toi) l'accusatif est "àn dich". En français "à toi" est un complément d'objet indirect. Accusatif et complément d'objet ne sont donc pas synonyme.
 
Des prépositions introduisent les mots (articles, noms communs, adjectifs qualificatifs, adjectifs démonstratifs, pronoms...) et peuvent déterminer le cas.
 
Certaines prépositions sont toujours suivies de l'accusatif, d'autres sont toujours suivies du datif, et de nombreuses prépositions, dites locatives, indiquent un lieu. Dans ce cas, il faut voir s'il y a mouvement ou non : si la préposition est accompagnée d'un mouvement, on a l'accusatif ; si la préposition est employée dans un contexte immobile, on a le datif (exactement comme en allemand).