« Cartes, enjeux politiques/Introduction » : différence entre les versions

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[[Fichier:Great circle Switzerland.jpg|thumb|left|upright=1.5|Projection azimuthale centrée sur la Suisse.]]
 
Tout au long de l’époque moderne, laLa carte a étéest un instrument de pouvoir, qu’il soit économique, politique ou militaire. Ces différents aspects se combinent au moment de l’essor du commerce maritime au XIIIe siècle ; pour les monarchies espagnole et portugaise la cartographie relève du secret d’État. Sur terre, la carte permet la délimitation, l’appropriation territoriale - y compris en annexant par le dessin des territoires revendiqués - et l’inventaire des richesses disponibles, en surface, ou souterraines (cartes géologiques). L’usage militaire devient prégnant au XIXe siècle, en particulier avec les progrès de l’artillerie qui supposent de « voir » l’ennemi derrière les reliefs, et de localiser précisément les objectifs ; c’est ce même usage militaire qui pousse à dissimuler certaines informations. Au XXe siècle, le contrôle sur les cartes échappe progressivement au pouvoir politique ; l’aviation, les satellites d’observation, rendent inefficaces les tentatives de dissimulation. L’informatique, couplée aux réseaux de diffusion sur l’Internet démultiplie la capacité à produire des cartes et rend celles-ci accessibles au plus grand nombre. Le « pouvoir des cartes » subsiste toutefois dans la capacité qu’elles ont à délivrer un message et appelle un nécessaire recul critique de la part du lecteur.
 
Une carte peut répondre à des objectifs différents : Rendre compte, donner à voir(cartes de localisation, cartes routières à priori neutres, mais qui procèdent toujours de choix de représentation), montrer, mettre en évidence,c’est à dire orienter le regard sur l’espace représenté dans le sens voulu par son auteur en utilisant le panel des technique cartographiques.
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