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L’art de vivre et les facultés d’adaptation des peuples africains sont une source d’enseignements pour de nombreux observateurs du monde entier. Certains exemples sont édifiants. Les [[w:Boshimans|Boshimans]] parviennent à se gouverner pacifiquement par simple consensus. Les [[w:Pygmées|Pygmées]], eux, sont étonnants de délicatesse et ils font preuve de beaucoup de souplesse dans les relations humaines. De tels exemples tendraient à montrer que, même dans les sociétés traditionnelles, l’unité véritable n’est pas assurée par une organisation contraignante mais par un sens du bien commun et une certaine aptitude à communiquer.
 
Ici, plus qu’ailleurs, peut-être, un examen superficiel du folklore ne permet pas de soupçonner la
Ici, plus qu’ailleurs, peut-être, un examen superficiel du folklore ne permet pas de soupçonner la profondeur de ses fondements. Un certains nombre de représentations et de conceptions sont communes à la majeure partie des grandes Traditions d’Afrique. Elles constituent un système d’une profonde cohérence. On peut le résumer de la façon suivante. Le monde est issu d’une vibration interne de la substance primordiale et il possède un mouvement d’ensemble en forme de spirale en extension. À l’origine, se trouve un corps extrêmement petit, une sorte de graine ou d’œuf qui contient en puissance tout ce qui existe. L’univers qui en résulte est vivant. Cette graine est présente en l’Homme. Lui-même peut être comparé à un champ avec son alternance de moissons et de semailles. Des applications pratiques découlent de ces conceptions. En s’appuyant sur l’univers des signes, l’être humain parvient à diriger le cours des choses. Les symboles qu’il utilise sont élaborés de façon à pouvoir accueillir la présence effective des éléments. Dans toute l’Afrique, ces structures abstraites régissent l’organisation de la vie humaine et se trouvent inscrites dans ce que l’Homme crée ou construit. Sous une forme ou une autre, la relation à l’ensemble est constamment prise en considération <ref>Ce sujet est traité de manière approfondie par [[w:Marcel Griaule|Marcel Griaule]].</ref>.
[[File:Léopold Senghor, Pic, 5.jpg|thumb]]
 
Ici, plus qu’ailleurs, peut-être, un examen superficiel du folklore ne permet pas de soupçonner la profondeur de ses fondements. Un certains nombre de représentations et de conceptions sont communes à la majeure partie des grandes Traditions d’Afrique. Elles constituent un système d’une profonde cohérence. On peut le résumer de la façon suivante. Le monde est issu d’une vibration interne de la substance primordiale et il possède un mouvement d’ensemble en forme de spirale en extension. À l’origine, se trouve un corps extrêmement petit, une sorte de graine ou d’œuf qui contient en puissance tout ce qui existe. L’univers qui en résulte est vivant. Cette graine est présente en l’Homme. Lui-même peut être comparé à un champ avec son alternance de moissons et de semailles. Des applications pratiques découlent de ces conceptions. En s’appuyant sur l’univers des signes, l’être humain parvient à diriger le cours des choses. Les symboles qu’il utilise sont élaborés de façon à pouvoir accueillir la présence effective des éléments. Dans toute l’Afrique, ces structures abstraites régissent l’organisation de la vie humaine et se trouvent inscrites dans ce que l’Homme crée ou construit. Sous une forme ou une autre, la relation à l’ensemble est constamment prise en considération <ref>Ce sujet est traité de manière approfondie par [[w:Marcel Griaule|Marcel Griaule]].</ref>.<references />
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== Le monde grec ==
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