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Autour du VIe siècle avant notre ère, le monde connut une intense effervescence intellectuelle. Ce fut une époque particulièrement féconde sur le plan spirituel. C’est durant cette période que sont nés deux philosophes chinois qui auront une influence déterminante sur la culture de leur pays. Le premier, [[w:Lao tseu|Lao tseu]], est étroitement associé à la notion de [[w:tao|tao]]. Ce terme signifie notamment «manière d’être». Il désigne une non-voie qui n’a pas de signe distinctif, la réalité profonde que nul ne peut saisir. Le sage est celui qui l’épouse pour qu’elle agisse spontanément en lui<span> </span>: ce vide créateur devenant ainsi source de plénitude pour l’ensemble de la vie. En dépit de son caractère indicible – sans doute en raison du principe de complémentarité – le [[w:taoïsme|taoïsme]] se prêtera à de nombreuses spéculations et il intégrera des cultes populaires. Il deviendra même religion d’état. De la vie de Lao tseu, nous ne connaissons que des légendes. [[w:Confucius|Confucius]] était au contraire comme un lettré profondément ancré dans l’Histoire de son temps. Ce serviteur de l’état croyait en l’Homme. Il enseignait que chacun peut éveiller la vertu qui est en lui. C’est la prise de conscience de soi qui amène à la reconnaissance de l’autre et, de ce fait, à la bienveillance et au service de l’humanité. Confucius plaçait sa confiance dans l’étude et la discipline. Il invitait au respect sincère des Traditions car, selon lui, en prolongeant l’œuvre de la nature dans l’humanité, elles concourent à l’harmonie du monde. Ceci ne l’empêchait pas d’insister sur la valeur inestimable de la tolérance et du sens de la justice. Son message a d’ailleurs été une source d’inspiration pour l’[[w:Europe des Lumières|Europe des Lumières]]. Aujourd’hui encore, le [[w:confucianisme|confucianisme]] imprègne profondément la pensée chinoise. Au début de notre ère, l’enseignement de Bouddha est venu rejoindre celui de ces deux grands philosophes. Depuis, les trois courants n’ont cessé de se mesurer en se fécondant mutuellement, pour le plus grand bien de la vie spirituelle chinoise.
 
À la fin du III<sup>e</sup> siècle avant notre ère, après une période particulièrement troublée, le pays se trouva unifié sous l’égide de [[w:Tsin Chi Houang Ti|Tsin Chi Houang Ti]]. L’empereur fit relier les tronçons de fortifications qui existaient déjà. C’est ainsi que naquit la [[w:Grande Muraille|Grande Muraille]]. Destiné à servir de protection contre les barbares du Nord, cet ouvrage a nécessité des efforts colossaux. Beaucoup de travailleurs y laissèrent la vie. – C’est, paraît-il, la seule construction humaine ayant pu être aperçue depuis la lune. [[w:Tsin Chi|Tsin Chi]] unifia également l’écriture et les poids et mesures. Cet homme impitoyable était obsédé par la recherche d’une immortalité personnelle. Il se fit enterrer dans un complexe funéraire comparable à celui des grands pharaons. Longtemps considéré comme une légende, le site fut découvert en 1976. Une surprise attendait les archéologues<span> </span>: la sépulture de l’empereur contenait, entre autres, une armée de six mille hommes de terre cuite chargés de veiller sur lui.
 
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