Différences entre les versions de « Recherche:L’énigme de Fermat passée au crible »

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Cette étude ne pouvait trouver meilleur exemple de mauvaise foi que la pirouette que fit en août 2013 le mathématicien joueur de go [[w:Pierre_Colmez|Pierre Colmez]] : ''« Ce qui est sûr, c'est que toutes les démonstrations auxquelles Fermat auraient pu penser à son époque se cassent la figure. […] »'' Pierre Colmez a donc deviné tout ce à quoi Fermat « ''auraient pu penser'' ». Ça frise le génie. La meilleure réponse à lui apporter est [[Recherche:L’énigme de Fermat passée au crible#Conte à guérir, conte à grandir|celle-ci]]. La suite de son invention ne manque pas de sel : ''« mais on ne peut pas empêcher les optimistes de croire qu'il a eu une révélation complète de toute une théorie qui nous aurait échappé jusqu'ici, mais va expliquer ça aux gens qui veulent croire à la révélation divine... ».''
 
Des professionnels formatés par des siècles de croyance confortable censés être dotés d’un esprit rigoureux et d'un minimum de bon sens mais esclaves de leurs préjugés et incapables d'une analyse rigoureuse, peuvent tomber tête baiséebaissée dans les pièges les plus grossiers, bernés de la plus subtile des manières par un génie facétieux, et ne trouver aucun argument, se résignant faute de mieux à évoquer une « révélation divine », désignant ainsi le plus grand mathématicien de son siècle comme un mystique dont les plus magistrales inventions lui seraient tombées du ciel. Dans le passé déjà « ''des mathématiciens qui avaient fait de vains efforts pour démontrer les théorèmes trouvés par Fermat ont voulu jeter quelque doute sur la réalité des démonstrations qu’il déclarait posséder, et ils ont supposé que ce grand géomètre était parvenu à certains résultats plutôt par induction et un peu au hasard que par une analyse rigoureuse de la question »'' (Libri). Admirons au passage la faute d’orthographe de Colmez : « ''toutes les démonstrations auxquelles Fermat ‘’auraient’’ pu penser »'', qui est un joli lapsus. Pourquoi ce pluriel ? Des devins mathématiciens prétendent connaître une infinité de démonstration'''''sss''''' auxquelles Fermat ‘’aurai'''''en'''''t’’ pu penser – tant il est doux à des égos frustrés de se regarder comme supérieurs à un génie. Où l'on voit une nouvelle fois que dans la sphère mathématicienne, où il suffit de quelques tout-sachants pour influencer des foules entières, l'esprit de discernement et l'humilité ne sont pas des vertus les plus répandues. ''« Les savants font la guerre aux préjugés populaires, sans s'apercevoir qu'ils sont eux-mêmes tout pleins de préjugés pour le moins aussi nombreux, quoique différents, et bien plus dangereux pour la société. [...] Les savants et les sots, comme les oies sauvages, aiment à se réunir et à voyager en troupes. Le philosophe, comme l'aigle, aime à s'élever solitaire dans les cieux d'où il plane au-dessus des préjugés des savants et des sots. »'' (Auguste Guyard, Quintessences, 1847). L'outrecuidance et l'aveuglement propres aux orgueilleux pessimistes contempteurs de Fermat n’auront pas épargné beaucoup de sachants, et on se demande quelle apogée pourra un jour atteindre une légende urbaine aussi enracinée et aussi nécessaire à leurs besoins. À moins d'avoir eu soin d'étudier cette énigme avec un esprit critique en constante alerte il est difficile de comprendre comment des intellects français assez évolués ont pu faire preuve d'autant de jalousie et de trivialité envers le plus grand génie mathématicien dix-septième siècle, leur ''compatriote'' qui plus est (“justement ?”).
 
== Les meilleures perles, suite ==
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