« Nouvelles figures de l’utilisateur dans une économie de l’attention/Travail pratique/Analyse des attentes » : différence entre les versions

Reformulation hypothèse de Lisa
(ajout situation C)
(Reformulation hypothèse de Lisa)
Le contenu des applications vise des intérêts en commun, permettant ainsi aux individus de se reconnaître appartenir à un groupe lorsqu'ils prêtent attention à des applications. Mais à l'inverse si l'intérêt individuel d'un individu va à l'encontre de l'intérêt commun (par exemple, iel n'a pas apprécié la dernière série Netlfix en vogue), iel se sentira hors du collectif. Or, l'attention ayant besoin d'être captée, l'individu partira à la recherche d'autres contenus plus spécifiques à ses intérêts, maintenant ainsi son attention. Le fait de pouvoir passer d'un contenu à un autre, ou d'une application à une autre aussi rapidement évite de lâcher l'attention et de la régénérer correctement.
 
==== #3 Hypothèse [de Lisa] de la création de solitude ====
Les applications, les réseaux sociaux, et le numérique semblent compenser le sentiment douloureux de "solitude" que les utilisateurs ressentent au quotidien. Ils arrivent à capter leur attention en proposant des contenus qui les rattachent à des collectifs et comblent ainsi le besoin de se sentir entouré et intégré. Autrement dit, le numérique capte d'autant plus l'attention des utilisateurs que ceux-ci se sentent seuls et éloignés de collectifs.
Si nous partons du même principe que prêter son attention pour un contenu numérique permet à l'individu de se sentir appartenir à un collectif alors c'est qu'il faut savoir si le sentiment d'appartenance à un collectif se matérialise autrement qu'avec le numérique. Si la régénération d'attention est bloquée et que cette dernière est constamment mobilisée par le besoin de se reconnaître dans un groupe c'est qu'en dehors de l'utilisation du numérique ce besoin n'est pas ou plus présent.
 
A terme, on voit apparaitre un cercle vicieux dans lequel les utilisateurs prêtent de plus en plus leur attention à des contenus numérique ; cette attention n'étant pas consacré à l'intégration sociale au sein de collectifs, le sentiment de solitude se voit renforcé et avec lui la consommation de services numériques.
Les applications, les réseaux sociaux, le numérique semblent jouer de notre sentiment "d'individualisme" ou de "solitude" pour consommer notre attention parce que en dehors nous ne retrouvons pas cette appartenance ; et puis l'attention est si facilement captivable que le manque social est un terrain favorable pour la stratégie de captation attentionnelle du numérique. C'est bien évidemment une hypothèse qui reste à tester afin d'être validée ou réfutée.<blockquote>People who took photos to share on Facebook experienced less enjoyment and less engagement with the scene compared to those who took photos purely for their own pleasure. Closer analysis indicates that taking photos to share on social media increases a user's focus on their own self-identity and self-presentation, distracting them from connecting to the world around them.
 
Dans ce cadre, on peut poser l'hypothèse selon laquelle les utilisateurs ne peuvent s'empêcher de prêter de plus en plus de leur attention aux contenus numériques puisque ceux-ci répondent à un besoin toujours plus grand : combler un sentiment de solitude. Ce dernier ayant lui-même été généré et renforcé quotidiennement par le numérique.
 
Les applications, les réseaux sociaux, le numérique semblent jouer de notre sentiment "d'individualisme" ou de "solitude" pour consommer notre attention parce que en dehors nous ne retrouvons pas cette appartenance ; et puis l'attention est si facilement captivable que le manque social est un terrain favorable pour la stratégie de captation attentionnelle du numérique. C'est bien évidemment une hypothèse qui reste à tester afin d'être validée ou réfutée.<blockquote>People who took photos to share on Facebook experienced less enjoyment and less engagement with the scene compared to those who took photos purely for their own pleasure. Closer analysis indicates that taking photos to share on social media increases a user's focus on their own self-identity and self-presentation, distracting them from connecting to the world around them.
 
Source: Barasch, A., Zauberman, G., & Diehl, K., 2017. Journal of Consumer Research ↗ (<nowiki>https://academic.oup.com/jcr/article/44/6/1220/4627834</nowiki>)
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