« Nouvelles figures de l’utilisateur dans une économie de l’attention/Travail pratique/Analyse des attentes » : différence entre les versions

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Dans ce deuxième TP, il est question pour les participants de repartir de la représentation visuelle de l'espace-problème pour établir des hypothèses sur ce qui empêche les utilisateurs d'applications ou de services numériques de voir leur [[Nouvelles figures de l’utilisateur dans une économie de l’attention/Capital attentionnel|capital attentionnel]] régénéré et respecté à leur contact.
 
Ces hypothèses établies, il sera question d'aller les confronter avec le ressentiressentit de réels utilisateurs de services numériques. Cette confrontation aura lieu sous la forme de questionnaires auprès d'utilisateurs d'applications ou services numériques.
 
=== Etablir des hypothèses sur les blocages ressentis par les utilisateurs à partir de l'espace-problème ===
 
==== #1 Description de l'espace-problème ====
Dans la première version de l'espace-problème (voir Figure 1), les goûts et caractéristiques dedes collectifs d'individus permettent d'informer la création de contenus par les applications. Dans le contenu des applications, il est fait mention à ces goûts et caractéristiques de manière à ce que ces collectifs d'individus puissent s'y reconnaître. L'individu va alors prêter attention à ces contenus "par capillarité" : les collectifs auxquels il se sent appartenir prêtant attention à ces contenus, l'individu sera naturellement enclin à y prêter attention à son tour.
 
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==== #1 Hypothèse de blocage ====
Dans le cadre de la description de l'espace-problème, on peut émettre l'hypothèse selon laquelle les utilisateurs ne peuvent voir leur capital respecté ou régénéré du fait du ciblage de collectifs opéré par les applications. En visant des collectifs d'individus et non les individus eux-mêmes, les applications créent des effets de massesmasse où les individus se voient poussés à prêter attention aux mêmes contenus que ceux auxquels prêtent attention leurs collectifs d'appartenance. Autrement dit, ne pas prêter attention serait synonyme pour l'individu d'une remise en cause de son appartenance à ces collectifs.
 
==== #2 Hypothèse de régénération de l'attention par la recherche de contenu plus spécifique ====
Le contenu des applications vise des intérêts en commun, permettant ainsi aux individus de se reconnaître appartenir à un groupe lorsqu'ils prêtent attention à des applications. Mais à l'inverse, si l'intérêt individuel d'un individu va à l'encontre de l'intérêt commun (par exemple, il n'a pas apprécié la dernière série NetlfixNetflix en vogue), il se sentira alors hors du collectif. Or, l'attention ayant besoin d'être captée, l'individu partira à la recherche d'autres contenus plus spécifiques à ses intérêts, maintenant ainsi son attention. Le fait de pouvoir passer d'un contenu à un autre, ou d'une application à une autre aussi rapidement évite de lâcher l'attention et de la régénérer correctement.
 
==== #3 Hypothèse de la solitude auto-renforcée ====
Les applications, les réseaux sociaux, et le numérique semblent compenser le sentiment douloureux de "solitude" que les utilisateurs ressentent au quotidien. Ils arrivent à capter leur attention en proposant des contenus qui les rattachent à des collectifs et comblent ainsi le besoin de se sentir entouré et intégré. Autrement dit, le numérique capte d'autant plus l'attention des utilisateurs que ceux-ci se sentent seuls et éloignés du collectifscollectif.
 
A terme, on voit apparaître un cercle vicieux dans lequel les utilisateurs prêtent de plus en plus leur attention à des contenus numérique numériques; cette attention n'étant pas consacrée à l'intégration sociale au sein de collectifs, le sentiment de solitude se voit renforcé et avec lui la consommation des services numériques.
 
Dans ce cadre, on peut poser l'hypothèse selon laquelle les utilisateurs ne peuvent s'empêcher de prêter de plus en plus de leur attention aux contenus numériques puisque ceux-ci répondent à un besoin toujours plus grand : combler un sentiment de solitude. Ce dernier ayant lui-même été généré et renforcé quotidiennement par le numérique.
Conclusion de l'analyse préliminaire et exploratoire des résultats :
 
*Il est difficile de confirmer ou d'infirmer l'hypothèse car les questions posées sont trop vagues. Il aurait fallut cibler les personnes qui quittent les applications pour d'autres car le contenu proposé dans la première n'est plus interessanteintéressante.
*On peut tout de même dire que les personnes qui sont dans un même groupe regardent le même contenu (partages...).
 
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