La belle au bois dormant/La prophétie du crapaud

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La prophétie du crapaud
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Chapitre no 1
Leçon : La belle au bois dormant
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IL y avait une fois un Roi et une Reine qui étaient très malheureux parce qu'ils n'avaient pas d'enfants. C'était le seul chagrin que leur eût apporté la vie, car ils possédaient tout ce qu'on peut désirer en ce monde. Ils étaient très riches, et vivaient dans un palais rempli de trésors merveilleux ; leur royaume était en paix et leur peuple en pleine prospérité. Mais aucune de ces choses ne les contentait, parce qu'ils attendaient toujours un petit enfant, et qu'après sept années de mariage, ils n'en avaient pas encore. Chaque jour le Roi pensait en regardant la Reine : " Ah ! si nous avions seulement un enfant," et la Reine soupirait.

Alors ils prenaient place l'un à côté de l'autre sur leur trône d'or, pour recevoir les hommages des ambassadeurs des pays voisins et ils souriaient par politesse ; mais il n'y avait aucune joie dans leur cœur. Et cela est très fâcheux pour un Roi et une Reine d'être contraints de cacher leurs véritables sentiments.

Un jour la Reine se rendit au bain ; après avoir renvoyé ses servantes, elle descendit les degrés de marbre, et commença à jouer nonchalamment avec les pétales de roses sauvages qui flottaient sur l'eau. Tout à coup elle entendit une voix coassante qui disait :
– " O Reine, réjouis-toi, car le plus grand désir de ton cœur va être satisfait."
– " Qui parle ? " s'écria la Reine un peu effrayée, car elle ne voyait personne auprès d'elle.
– " Regarde derrière toi," reprit la voix, "et ne tremble pas, car je viens t'apporter de bonnes nouvelles."
Alors la Reine se retourna et elle aperçut un gros crapaud qui la regardait de ses grands yeux ronds. La Reine avait très peur des crapauds, parce que ces bêtes ont un aspect répugnant, mais comme elle était très polie, non seulement par nature mais par éducation, elle ne manifesta pas son dégoût bien qu'elle ne pût réprimer un léger mouvement de recul.
– " Et que m'annoncez-vous, Monsieur le Crapaud ? " dit-elle, "que le plus cher vœu de mon cœur va se réaliser ? Comment connaissez-vous mes désirs ? "
– " Ce que tu souhaites le plus au monde, c'est d'avoir un petit enfant," reprit le crapaud, et la Reine hocha la tête affirmativement.
– " Très bien," continua le crapaud. " Vois-tu les feuilles vertes de cet amandier ? " – " Oui," répondit la Reine un peu étonnée. – " Ses feuilles vertes se faneront," reprit le crapaud, " et le vent de l'hiver les fera tomber. Alors ses branches seront dépouillées, mais le printemps viendra, et avant que les feuilles renaissent, ses rameaux seront couverts de fleurs. Lorsque cet épanouissement arrivera, un petit enfant reposera sur ton sein."
La Reine poussa un cri de joie. A travers les arbres, parut un rayon de lumière si éblouissant qu'elle ferma les yeux un instant. Lorsqu'elle les ouvrit, le crapaud avait disparu et sur l'eau il n'y avait plus que les délicats pétales de roses qui flottaient mollement.

Répondre à ces dix questions

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  1. Pourquoi cela est-il très fâcheux pour un Roi et une Reine d'être contraints de cacher leurs véritables sentiments ?
  2. Connais-tu d'autres contes qui parlent de ce désir d'enfant ?
  3. Où la reine prend-elle son bain ?
  4. les degrés de marbre ?
  5. Quel type d'ambiance crée l'adverbe nonchalamment ?
  6. Qu'est-ce qui provoque la rupture de cette atmosphère romantique ?
  7. Elle était très polie par nature et par éducation ?
  8. Sur quelle métaphore s'appuie la poésie de la prophétie ?
  9. Est-ce vraisemblable ?
  10. Qu'est-ce qui renforce le côté magique de la rencontre ?

Réponses

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