« Nouvelles figures de l’utilisateur dans une économie de l’attention/Proposition de design pour un dispositif répondant aux attentes » : différence entre les versions

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=== Proposition #4 : Éliminer '''l’échappatoire du téléphone pour rétablir le lien social''' ===
Suite à l’hypothèse #3 qui a été affirméaffirmée précédemment ([[Nouvelles figures de l’utilisateur dans une économie de l’attention/Travail pratique/Analyse des attentes]]) nous voyons que lorsque les individus se trouvent dans une situation inconfortable de type socialisation ils ont tendance à aller sur leur smartphone pour y chercher du réconfort et se couper du monde dit "réel". C’est une habitude qui prend place trop souvent et qui peut être considérée comme une addiction.
 
 
Selon des études, <blockquote>Desire is triggered by two forces : distress and anticipation of reward, or pleasure.<ref>Why Patients Cannot Stop: Addiction and The Drive-Reward System ; https://pro.psycom.net/assessment-diagnosis-adherence/addiction-neurobiology-assessment-risk-relapse-treatment</ref> </blockquote>Notre cerveau produit des réactions chimiques qui réduisent nos émotions négatives telles que : la peur, la dépression […] et la solitude. Lorsque l’on comble notre addiction c’est dans le but d’avoir une gratification "''reward-seeking''".<blockquote>On est donc accro, non pas au ping Snapchat ou aux commentaires Insta sur notre dernière photo, mais au '''rush de dopamine''' procuré par notre '''anticipation''' de ce qu’annonce la sonnerie ou la notification. Et la plupart du temps, on place beaucoup trop '''d’espoir''' dans ces alertes virtuelles.<ref>{{Lien web|langue=fr-FR|titre=Pourquoi se sent-on obligé de checker son portable toutes les 5 minutes ?|url=https://www.lebonbon.fr/paris/societe/smartphone-addiction-notification/|site=Le Bonbon|date=2017-02-14|consulté le=2021-11-17}}</ref></blockquote>On reproduit donc ce schéma par addiction à ce rush de dopamine.
 
Le dispositif propose donc de couper cette addiction et de retisser le lien social en enlevant l’addiction comme cela a été fait dans '''l’étude de la Guilford Press Periodicals'''.<ref name=":1" /> En enlevant le téléphone des personnes lorsque l’on rentre dans un bar par exemple, on les empêche donc de se réfugier dans leur bulle et les poussons à vivre la realitéréalité. Si tout le monde est présent mentalement, alors les personnes vont retisser du lien social. Les individus seront alors dans un cadre où ils ne peuvent pas ressentir la FOMO car ils vivent quelque chose qui pourrait provoquer la FOMO chez d’autres. Ils ne ratent donc rien.
 
Le seul problème est que couper une addiction du jour au lendemain est difficile. Pour laisser fonctionner le “reward-seeking”, les personnes pourronspourront consulter leur téléphone lors de leur achat au comptoir le temps de quelques minutes pour ainsi se rendre compte que le moment présent est mieux que les attentes qu’ils se sont fait des autres opportunités qu’ils avaient. Mais aussi assouvir l'envie de regarder son téléphone pour se sentir mieux par la suite. Ils peuvent ainsi retourner à un moment présent qui leur est plus profitable.
 
=== Proposition #5 : (Re)trouver la capacité à être seul.e en présence des autres ===
Suite également à [[Nouvelles figures de l’utilisateur dans une économie de l’attention/Travail pratique/Analyse des attentes##3 Hypoth%C3%A8se de la solitude auto-renforc%C3%A9e|l'hypothèse#3]] qui a été affirmée précédemment, nous avons vu que l'usage du smartphone était unune bonbonne échappatoire pour éviter un contexte de sociabilisation par malaise, par ennui ou pour justement éviter d'être isolé (plutôt paradoxal, non ?). C'est aussi pour une question de sécurité si l'individu se sent en danger dans une certaine situation ; mais nous laissons pour l'instant cette raison de côté, notre dispositif ne répondra malheureusement pas à cette situation. Selon Christophe Janssen : <blockquote>"''nous pouvons envisager un certain usage du smartphone comme une solution de repli à défaut de pouvoir sereinement être seul en présence d'autrui.''"<ref name=":2">Janssen Christophe, « Transition numérique : la solitude du lien », ''Cahiers de psychologie clinique'', 2021/2 (n° 57), p. 239-263. DOI : 10.3917/cpc.057.0239. URL : <nowiki>https://www-cairn-info.sid2nomade-2.grenet.fr/revue-cahiers-de-psychologie-clinique-2021-2-page-239.htm</nowiki></ref></blockquote>Le téléphone ne semble pas aider à être seul.e dans un contexte social. Il est comme une solution à court terme et un problème à long terme puisqu'il renforce le phénomène de solitude, d'où notre hypothèse sur l'hypothèse de solitude autorenforcée. Il s'ensuit : <blockquote>"''qu'il ne s’agit pas seulement, au moyen de son smartphone, de se mettre en lien direct et continu avec des personnes éloignées, il s’agit aussi, tout autant et synchroniquement, de se mettre virtuellement à distance d’autrui.''"<ref name=":2" /></blockquote>Autrement dit, il n'y a pas de passage clair entre ce qu'appelle Christophe Janssen une "présence-lien" et une "rupture-absence". Ces différents temps se confondent et ne permettent pas à l'individu de se situer correctement. L'individu est soi en lien avec les autres soit non mais ici le smartphone les confortentconforte à se mettre à distance dans la présence. Il "''négative la présence de l'autre''" alors même que la personne est présente.
 
 
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