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== Sur l'existence de Dieu ==
Le paradoxe est que c'est lorsque l'on a déjà la foi – un esprit ouvert, sain surtout, libre (ou libéré) de tous des préjugés contemporains <nowiki>''</nowiki>anti-Dieu<nowiki>''</nowiki> ou <nowiki>''</nowiki>anti-religion<nowiki>''</nowiki> – que l'on peut soi-même, par l'expérience, trouver de multiples preuves de l'existence de Dieu, même si elles ne sont pas toujours faciles à formuler dans un langage tout humain, certaines étant très subtiles et touchant au plus intime. Ne serait-ce aussi parce que le vrai croyant (surtout quand il est au fait d'un minimum de théologie), comprenant de mieux en mieux le sens du passage de l'hommeHomme sur terre, comprenant aussi de mieux en mieux son semblable (et lui-même), peut apprécier (peut-être pas à sa juste valeur mais en s'en approchant un tout petit peu) le cadeau de la vie qui lui a été p e r s o n n e l l e m e n t offert sans avoir rien mérité. – même siSi pouvoir apprécier ce cadeau estpeut parfoisêtre impossible pour celui sur qui se sont abattues de terribles épreuves – et encore, même là il y a pourtant des exceptions assez extraordinaires. Il est facile aussi pour le vrai croyant de faire siennes les preuves de l'existence de Dieu formulées par les grands penseurs. Je reviens sur ce que je disais plus haut, sur l'aptitude pour le <nowiki>''</nowiki>déjà-croyant<nowiki>''</nowiki> à trouver lui-même ses preuves à lui : il y a une analogie avec l'argument de Pascal (le "pari<nowiki>''</nowiki>) : lorsque l'on est dans l'épreuve, si on la juge trop difficile, voire insurmontable pour nos propres forces, on peut se demander : « À quoi sert de croire si ça ne m'avance à rien ? ». Il m'est arrivé parfois dans mes méditations mathématiques oumathématico- théologiques, de me souvenir de son argument : « '''Oui, mais il faut parier. Cela n'est pas volontaire, vous êtes embarqués.'''  » À elle seule cette phrase, '''''chez le vrai croyant,''''' remet dans un état d'esprit positif.
 
Ce qui est le plus difficile, voire même impossible, c'est d'être absolument certain ''à chaque seconde de notre vie'' (et hors de notre plus profonde conscience) que le Créateur nous aime d'un amour ineffable, infini, particulièrement quand survient l'épreuve. Viser ce but, s'en approcher malgré les échecs (et grâce à eux), est l'objet de toute vie chrétienne. C'est un challenge difficile mais formidable, qui donne tout son sens à la vie.
 
== Un petit test, une petite sensation ==
À partir de ce postulat on perçoit que le corps humain est le support idéal de l’esprit (ou âme). Nous savons d’ailleurs qu'il est sensible aux ondes, et par exemple que [https://www.unige.ch/communication/communiques/2019/comment-notre-corps-ecoute-les-vibrations/ « Les corpuscules de Pacini, des récepteurs sensoriels, sont en effet connus pour transmettre des vibrations à haute fréquence chez les mammifères et sont très présents au bout des doigts des primates. »].
 
Je peux donc penser le monde comme immatériel. En somme, je suis comme dans un rêve – un rêve éveillé. C'est là que ça devient intéressant, [[w:Eckhart_Tolle|Eckhart Tolle]] a écrit un livre intitulé : ''Le pouvoir du moment présent'' – diverses stratégies pour apprendre à vivre en pleine conscience le moment présent, en essayant de «larguer», de plus en plus régulièrement et de mieux en mieux, tous nos petits "moi" – et même, par instants, le ''moi'' tout entier, en ne gardant que le '''''je''''', l'individu propre ; ce que parvient maintenant à accomplir assez facilement Eckhart Tolle grâce à une très profonde et très belle expérience qu'il vécut alors qu'il était en pleine dépression, après s'être dit : « '''Je''' ne peux plus vivre <u>avec</u> '''''moi-même''''' » (i.e. 2 personnes en 1moi-même ce n'est pas possible, donc ''moi'' est en trop). Quand on n'a pas vécu une telle expérience la mise en pratique est loin d’être facile mais on comprend ce qu'il veut dire. En théorie ce serait donc possible pour chacun de nous, mais non, ce n'est pas facile (on le saurait). Dans mon cas personnel ça a pu être parfois possible, mais en général, être pleinement '''''je''''', pleinement conscient, est vraiment difficile, ou alors par fulgurances. Je repense alors à mon postulat (« Tout ceci est “un rêve éveillé” »), que je mets en parallèle avec ce que, comme lui, je pourrais ressentir si, pleinement conscient, je pouvais m'émerveiller à un haut degré en regardant le monde qui m'entoure, sa magnificence. Mis en confiance, je pense alors au contraste entre ce “rêve éveillé” et l’image du monde, avec ses couleurs et ses formes, que je perçois grâce à mon sens de la vue, image dont je sais qu'elle n'est qu'une illusion physique produite par des phénomènes physiques (fréquences des différentes couleurs) et chimiques (yeux). Je peux alors ressentir une sensation particulière, étrange, émouvante. Si vous avez une bonne imagination – et rien ne vous empêche de la développer – vous pouvez vous-même faire cette expérience quand vous êtes dans la nature : ''«  tout ce paysage'' [conscientisez bien que ce ne sont que des vibrations] ''n'existe pas vraiment, et pourtant il existe. »''
 
Ne t'habitue jamais à la beauté du monde.
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