Recherche:Réflexions sur Dieu et sur l’homme

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Réflexions sur Dieu et sur l'homme

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Ces réflexions ne sont là que pour me permettre de “réfléchir tout haut” et bien sûr de les partager. Chacun les appréciera à sa façon.

Athée ou agnostique ?Modifier

Un athée, ça n'existe pas. Tout être humain pressent, au plus profond de son être, qu'il y a un Créateur. Celui qui se dit athée est celui qui ne parvient pas à croire en l'amour de Dieu pour lui – c'est d'ailleurs parfois totalement impossible, ça m'est arrivé –, pour des raisons diverses (éducation, intellectualisme forcené, grands drames de la vie, etc.). Il ne peut alors croire en un Dieu bon, il ne peut l'aimer, et a décidé “un jour” de ne pas croire. On préfère aussi, souvent, ne pas croire, plutôt que de croire en un Dieu qui permet les guerres, le mal on général. Ainsi beaucoup d'entre nous croyons en «quelque chose» sans vouloir définir ce «quelque chose», sans lui donner de nom forcément, ou alors quelque chose comme «le souverain bien», ou même tout simplement l'amour. Certains «athées» vont très loin, ils haïssent leur Créateur. Mais de nombreux agnostiques, ayant dans leur vie agi avec amour, peuvent, comme des croyants, bénéficier du Salut. A contrario des croyants, des religieux(euses) même, qui dans leur vie n'ont pas eu l'amour, peuvent se perdre...

Sur l'existence de DieuModifier

Le paradoxe est que c'est lorsque l'on a déjà la foi – un esprit ouvert, sain surtout, libre (ou libéré) de tous des préjugés contemporains ''anti-Dieu'' ou ''anti-religion'' que l'on peut soi-même, par l'expérience, trouver de multiples preuves de l'existence de Dieu, même si elles ne sont pas toujours faciles à formuler dans un langage tout humain, certaines étant très subtiles et touchant au plus intime. Ne serait-ce aussi parce que le vrai croyant, surtout quand il est au fait de la théologie, comprenant de mieux en mieux le sens du passage de l'homme sur terre, comprenant aussi de mieux en mieux son semblable et lui-même, peut apprécier (peut-être pas à sa juste valeur mais en s'en approchant un tout petit peu) le cadeau de la vie qui lui a été p e r s o n n e l l e m e n t offert sans qu'il l'ait mérité – même s'il est vrai que c'est chose parfois impossible pour celui sur qui se sont abattues de terribles épreuves – et encore, même là il y a des exceptions assez extraordinaires. Il est facile aussi pour le vrai croyant de faire siennes les preuves de l'existence de Dieu formulés par les grands penseurs. Le paradoxe est que c'est lorsque l'on a déjà la foi (un esprit ouvert libre (ou libéré) de tous des préjugés contemporains ''anti-Dieu'' ou ''anti-religion'' que l'on peut soi-même, par l'expérience, trouver de multiples preuves de l'existence de Dieu, même si elles ne sont pas toujours faciles à formuler dans un langage tout humain, certaines étant très subtiles et touchant au plus intime. Ne serait-ce aussi parce que le vrai croyant, surtout quand il est s'est mis au fait de la théologie, comprenant alors de mieux en mieux le sens du passage de l'homme sur terre, comprenant aussi de mieux en mieux son semblable et lui-même, peut apprécier (peut-être pas à sa juste valeur mais en s'en approchant un tout petit peu) le cadeau de la vie – même s'il est vrai que c'est chose parfois impossible pour celui sur qui se sont abattues les épreuves – et encore, même là il y a des exceptions assez extraordinaires. Il est facile aussi pour le vrai croyant de faire siennes les preuves de l'existence de Dieu formulés par les grands penseurs. Je reviens sur ce que je disais plus haut, sur l'aptitude pour le ''déjà-croyant'' à trouver lui-même ses preuves à lui : il y a une analogie avec l'argument de Pascal (''le pari de Pascal'') : lorsque l'on est dans l'épreuve, si on la juge trop difficile, voire insurmontable pour nos propres forces, on peut se demander : « À quoi sert de croire si ça ne m'avance à rien ? ». Il m'est arrivé parfois dans mes méditations, de me souvenir de cet argument de Pascal : «Oui, mais il faut parier. Cela n'est pas volontaire, vous êtes embarqués.  » À elle seule cette phrase, chez le vrai croyant, remet dans un état d'esprit positif.

Ce qui est le plus difficile, voire même impossible, c'est d'être absolument certain à chaque seconde de la vie que le Créateur nous aime d'un amour ineffable, et particulièrement quand survient l'épreuve. Viser ce but, s'en approcher malgré les échecs (et grâce à eux), est l'objet de toute vie chrétienne. C'est un challenge difficile mais formidable, qui donne à la vie tout son sens.

Un petit test, une petite sensationModifier

France culture, DANS LE CERVEAU DE CHRISTOPHER NOLAN, "Inception", le hold-up de l’inconscient.

Nous savons qu’un électron est à la fois onde et «particule », particule-énergie donc. Partons du postulat, pas du tout farfelu, que les ‘’particules élémentaires’’ elles-mêmes, dans l’infinitésimal, ne sont pas réellement de la matière, une ‘’matière solide’’ ne sont pas réellement des particules, mais que toute la matière est constituée uniquement d’énergie vibratoire. Nous savons d’ailleurs que l’esprit humain, qui est de l'ordre de l'abstrait, dirige) dirige le gouverne et peut même fortement influer sur sa santé.

À partir de ce postulat on perçoit que le corps humain est le support idéal de l’esprit (ou âme). Nous savons d’ailleurs que le corps humain est sensible aux ondes, et que par exemple que « Les corpuscules de Pacini, des récepteurs sensoriels, sont en effet connus pour transmettre des vibrations à haute fréquence chez les mammifères et sont très présents au bout des doigts des primates. ».

Je peux donc penser le monde comme immatériel. En somme, je suis dans un rêve – mais un rêve éveillé ! C'est là que ça devient intéressant, il existe un livre de Eckhart Tolle intitulé : Le pouvoir du moment présent – diverses stratégies pour apprendre à vivre en pleine conscience le moment présent, en essayant de larguer, de plus en plus régulièrement possible et donc de mieux en mieux, nos petits "moi" – et même, par instants, le moi entier, pour ne garder que le je, l'individu propre ; ce que parvient maintenant à accomplir assez facilement Eckhart Tolle grâce à une très profonde et très belle expérience qu'il vécut alors qu'il était en pleine dépression, après s'être dit : « Je ne peux plus vivre avec moi-même ». Quand on n'a pas vécu une telle expérience la mise en pratique est loin d’être facile mais on comprend ce qu'il veut dire. En théorie ce serait donc possible pour chacun de nous, mais non, ce n'est pas facile (on le saurait). Dans mon cas personnel ça a pu être parfois possible, mais en général, être pleinement je, pleinement conscient, est vraiment difficile, ou alors par fulgurances. Je repense alors à mon postulat (« Tout ceci est “un rêve éveillé” »), que je mets en parallèle avec ce que, comme lui, je pourrais ressentir si, pleinement conscient, je pouvais m'émerveiller à un haut degré en regardant le monde qui m'entoure, sa magnificence. Mis en confiance, je pense alors au contraste entre ce “rêve éveillé” et l’image du monde, avec ses couleurs et ses formes, que je perçois grâce à mon sens de la vue, image dont je sais qu'elle n'est qu'une illusion physique produite par des phénomènes physiques (fréquences des différentes couleurs) et chimiques (yeux), et je peux ressentir une sensation particulière, étrange et émouvante. Si vous avez une bonne imagination – et rien ne vous empêche de la développer – vous pouvez vous-même faire cette expérience quand vous êtes dans la nature : «  tout ce paysage [conscientisez bien que ce ne sont que des vibrations] n'existe pas vraiment, et pourtant il existe. » Ce genre d'expérience, toute simple, est fécond.

Ne t'habitue jamais à la beauté du monde.

« Comment savoir que vous avez lâché prise ? Quand vous n'aurez plus besoin de poser cette question. » Eckhart Tolle.

Alexandra Henrion-Caude, généticienne, ancienne directrice de l’Inserm à Necker : sa première démarche de foi et scienceModifier

Je reprends quasiment mot pour mot ce qu’elle dit (entretien audio). Élevée avec beaucoup d’amour, alors qu’elle était enfant elle sentait bien que ses parents étaient responsables d’une partie de sa vie, elle savait comme tout enfant qu’ils étaient en quelque sorte ‘’tout puissants’’ et vraiment formidables, cependant elle ne pouvait leur imputer son existence. Elle fut très rassurée qu’ils admettent eux-mêmes, sans qu’elle le leur rapporte, cette première intuition scientifique d'une transcendance. Elle aime rappeler cette petite boutade athée : elle avait le choix entre : a) penser que l’homme avait pour père le singe, pour guide le hasard et pour fin le néant, ou b) penser que l’homme avait pour père Adam, pour guide amour et pour fin la résurrection. Elle a choisi le deuxième présupposé. Jean-Paul II et Benoît XVI se sont déclarés certains que la vérité scientifique était en soi une participation à la vérité divine.

Ses trois preuves de l’existence de DieuModifier

– Son expérience l’amène à penser à sa création, elle se pose la question « pourquoi suis-je là ? » Son ADN lui donne son individualité. Qui est l’auteur de ce langage, de cette architecture incroyable qui la ‘’balance d’entrée de jeu’’ dans le cosmos, entre l’homothétie de l’infiniment petit (généticienne) et de l’infiniment grand (cosmologie). Première expérience d’une transcendance.

– Puis elle pense à sa passion, la génétique, et la vie. Le sens de sa vie, ce sera « née, à ma mort ». Elle s'interroge alors sur la résurrection, sur le linceul de Turin. Le corps de Jésus a disparu dans les moins de trois jours qui ont suivi sa mort puisqu'il n'y a pas eu de putréfaction. Si l'on observe les traces de sang on ne peut dire : ni que le tissu a été ôté alors que le sang était encore humide, ni que le tissu a été ôté alors que le sang était sec. Car dans les deux cas de figure on observerait des traces particulières, au microscope électronique notamment. Le corps a donc disparu avant que le linceul ait été rangé à part. C'est pour Alexandra Henrion-Caude une autre preuve scientifique.

– Elle s'interroge sur la Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, feu de l'amour, feu de la charité . Nous faisons tous cette expérience d'insatisfaction un peu continuelle que nous avons dans nos vies, comme s'il nous manquait toujours quelque chose. Même les gens à qui, ostensiblement, il ne manque rien, ont toujours un petit état d'insatisfaction. Que peut-il donc leur manquer ? En fait ce qui leur manque c'est l'amour. Nous sommes des assoiffés insatiables. Ce qui signifie, que « ça nous balance dans l'infini », puisqu'on on n'en a jamais assez. Elle a la chance d'avoir toujours été très aimée : parents, frères et sœurs, époux, ses enfants, amis, gens qu'elle rencontre, elle a la chance d'être mère de cinq enfants, « n'empêche, j'en ai jamais assez, j'en veux encore [éclat de rires], j'en veux encore » [rire]. Non seulement pour le recevoir, mais pour l'émettre. Parce que si je veux être pleinement heureuse, j'ai besoin d'en donner. En tant que scientifique elle a commencé à réfléchir à cette notion d'amour. Ce qui nous manque, c'est cette égalité entre les hommes, qu'elle recherche. Elle se bat pour la connaissance, la connaissance qu'elle estime être celle de la vérité. « Nous sommes faits, à notre naissance j'en suis convaincue, non seulement d'ADN, mais en réalité, d'amourons ». Actuellement elle recherche le pont qui peut exister entre tous les remèdes ancestraux (ethnomédecine), et la connaissance actuelle.

Une vie d'hommeModifier

L'univers est âgé de 13,8 milliards d'années (chiffre arrondi). L'homme vit en moyenne, très grossièrement, disons 69 ans (pour que la division donne un chiffre rond). Le rapport entre la vie de l'homme et la vie de l'univers et de 1/200 millions. À l'échelle de l'univers la vie d'un homme n'est presque rien. Pourtant, nous vivons pour la plupart d'entre nous en pensant rarement à la mort (heureusement !), exactement comme si nous étions immortels, pourquoi ? Je pense qu'au fond de nous, nous sentons qu'il y a quelque chose d'immortel, et nous vivons comme si effectivement nous étions immortels, en tâchant de vivre, pour la plupart d'entre nous, avec la plus grande moralité possible. La raison évidente est que nous avons conscience du bien et du mal, et certainement qu'on est heureux seulement si l'on aime. Puisqu'un jour la civilisation disparaîtra, s'il n'y a pas un Dieu, tout aura disparu, même les plus beaux actes, et la présence des hommes n'aurait été d'absolument aucune utilité dans l'univers.

Il semble que de nombreux animaux possèdent quelque chose qui ressemble à une âme : il est évident qu'ils éprouvent des sentiments, les éléphants par exemple viennent se recueillir sur le lieu d'autres éléphants morts, et il y a bien d'autres exemples. Quand je regarde mon Golden Retriever, que ses yeux fixent les miens, je vois bien qu'il m'est très attaché. Je le caresse et il est très heureux, il sait que je l'aime. Il m'aime lui aussi. Souvent je me suis dit qu'il ne lui manquait que la parole. Je l'aime tellement mon fidèle compagnon qu'une nuit j'ai rêvé qu'il me disait « Bonjour » et je me suis réveillé très content. Des théologiens pensent que nous retrouverons nos animaux de compagnie dans l'au-delà.

Sur la réincarnationModifier

Certaines personnes, et non des moindres, croient à la réincarnation (mais on parle de plus en plus, au lieu de réincarnation, de "transformations intérieures", de "remises en question"). J'ai moi-même adhéré à cette croyance à une époque, ça me paraissait une explication très logique, très rationnelle aussi, à mes souffrances. Ça ne m'a pas du tout été bénéfique. Puis devenu croyant, les expériences de la vie m'ayant appris combien il était important de chercher des explications solides aux questions qui nous semblent d'un grand intérêt (par ce qu'elle induisent), combien c'était encore plus important, quand les explications que propage la rumeur alimentent le pessimisme, je me suis intéressé (entre autres), à la théologie. J'ai vite appris que le créateur a un plan pour chacun d'entre nous, j'ai appris aussi qu'Il aimait chacun d'entre nous sans faire aucune différence. Cela vous surprendra certainement, mais j'ai appris de source sûre (absolument sûre pour moi) qu'Il nous aime autant que son propre Fils ! À la réflexion ça ne m'étonne pas puisque pour chacun d'entre nous, le Christ est allé jusqu'au sacrifice suprême. Puisque Dieu a un projet pour chacun, et que c'est un grand projet, comme nous l'avons vu ailleurs, il nous faut tenter de l'accepter, ce grand projet. En faisant ainsi, petit à petit (‘’...l'oiseau fait son nid‘’), on repousse de plus en plus loin les limites de ce dont on se croyait capable. Cela ne va pas bien sûr sans rencontrer parfois de très grosses difficultés. Il faut alors tempérer son audace. Le temps est un allié précieux et il faut compter avec lui. Si nous commençons à croire que Dieu a un projet pour chacun en particulier, nous pourrons un jour comprendre qu'une vie vécue le plus pleinement possible, est bien suffisante. D'autre part, « Il faut de tout pour faire un monde », et la vie d'une personne complètement anonyme, qui ne fait absolument rien d'extraordinaire, a exactement la même valeur que la vie d'une personne très intelligente, très cultivée, renommée pour tout ce qu'elle a apporté de connaissances à ses semblables.

Je reprends à mon compte quelques arguments trouvés il y a longtemps sur un tract à propos des sectes :
- L'idée de la réincarnation est rassurante pour le non croyant, tout ne s'arrête pas à la mort : il y a une suite.
- La réincarnation me soumet à une LOI anonyme de l'univers à laquelle je ne peux échapper (purifications successives), je suis enchaîné à un monde de frustration → Pessimisme.
- Cette croyance en la réincarnation, à travers différentes existences, nous maintient prisonniers de ce MONDE-CI.
- Une seule vie semble bien court ! (et celle que j'ai ne me plaît pas trop...).
- Dans la réincarnation c'est un peu comme si j'étais "PLUSIEURS". A contrario, si je considère que j'ai une SEULE VIE, je me considère comme une personne UNIQUE, mes choix sont beaucoup plus déterminants, je peux être beaucoup plus motivé, enthousiaste, pour chercher des solutions rationnelles (parfois difficiles à mettre en œuvre) à mes problèmes.

La réincarnation s'appuie sur une tradition indienne et sur de prétendus souvenirs de vies antérieures que le science moderne peut expliquer autrement (la mémoire nous joue parfois de drôles de tours, par des associations d'idées malencontreuses). Il y a aussi d'autres explications, qu'on trouverait dans des ouvrages de théologie.