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Autres réflexions sur Dieu et sur l'homme

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Textes liés :

Sur l'existence de Dieu

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Le paradoxe est que c'est seulement lorsque l'on a déjà la foi – un esprit ouvert, et surtout sain, libre (ou libéré) de tous des préjugés contemporains ‘anti-Dieu’ ou ‘anti-religion’ ou ‘anti-curé’ – que l'on peut soi-même, par l'expérience, trouver de multiples preuves de l'existence de Dieu, même si elles ne sont pas toujours faciles à formuler dans un langage humain, certaines étant très subtiles et touchant au plus intime. Ne serait-ce aussi parce que le vrai croyant, surtout quand il est au fait d'un minimum de théologie, comprenant de mieux en mieux le sens du passage de l'Homme sur terre, comprenant aussi de mieux en mieux son semblable (et lui-même), peut apprécier, peut-être pas à sa juste valeur mais en s'en approchant un tout petit peu, le cadeau de la vie qui lui a été p e r s o n n e l l e m e n t offert sans qu'il ait jamais rien mérité. Si pouvoir apprécier ce cadeau peut être impossible sur qui se sont abattues de terribles épreuves, il y a pourtant des exceptions assez extraordinaires. Il est facile aussi pour le vrai croyant de faire siennes les preuves de l'existence de Dieu formulées par les grands penseurs. Je reviens sur ce que je disais plus haut, sur l'aptitude pour le ‘déjà-croyant’ à trouver lui-même ses preuves à lui : il y a une analogie avec l'argument de Pascal (le "pari") : lorsque l'on est dans l'épreuve, si on la juge trop difficile, voire insurmontable pour nos propres forces, on peut se demander : « À quoi sert de croire si ça ne m'avance à rien ? ». Il m'est arrivé parfois dans mes méditations mathématico-théologiques, de me souvenir de son argument : « Oui, mais il faut parier. Cela n'est pas volontaire, vous êtes embarqués.  » À elle seule cette phrase, chez le vrai croyant, le remet dans un état d'esprit positif.

Ce qui est le plus difficile, et même impossible, c'est d'être absolument certain à chaque seconde de notre vie que le Créateur nous aime d'un amour infini, ineffable, particulièrement quand survient l'épreuve. Viser pourtant ce but, s'en approcher malgré les échecs (et grâce à eux), est l'objet de toute vie chrétienne. C'est un challenge difficile mais formidable, qui donne tout son sens à la vie.

Dieu est-il tout-puissant ?

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Des agnostiques, et peut-être aussi des croyants, prétendent que si Dieu était tout-puissant, il empêcherait les guerres. Objectivement, on peut dire que cet argument ne vaut rien car si l'on poursuivait le raisonnement on pourrait poser cette question plus générale : « Pourquoi n'éradique-t-il pas le mal ? ». Et en allant plus loin, une autre question : « Pourquoi ne m'empêche-t-il jamais d'avoir des pensées négatives ? ». La réponse complète est dans le texte Enquête sur Dieu. C'est à chacun de nous, en usant de notre libre arbitre, de faire le bon choix et de se placer dans le camp du bien. Chacun de nous a une grosse responsabilité sur cette Terre, à la fois vis à vis de lui-même, de la vie qui lui a été donnée, et à la fois vis à vis des autres.

Athée ou agnostique ?

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Un athée, ça n'existe pas. Tout être humain pressent, au plus profond de son être, non seulement une immortalité, mais aussi qu'il y a un Créateur. Celui qui se dit athée est celui qui ne parvient pas à croire que Dieu est bon, à croire en l'amour de Dieu pour lui et pour l'Humanité – c'est d'ailleurs parfois totalement impossible, ça m'est arrivé – pour des raisons diverses (éducation, intellectualisme forcené, grands drames de la vie, etc.). Il ne peut alors croire en un Dieu bon, il ne peut l'aimer, et a décidé “un jour” de ne pas croire. On préfère aussi, souvent, ne pas croire plutôt que de croire en un Dieu qui permet les guerres, et le mal on général. Ainsi beaucoup d'entre nous croient en « quelque chose » sans vouloir le définir, sans lui donner de nom, ou alors quelque chose comme « le souverain bien », ou même tout simplement l'amour. Certains «athées» vont très loin, ils haïssent leur Créateur. Mais de nombreux agnostiques, ayant dans leur vie agi avec amour, peuvent comme des croyants bénéficier du Salut. A contrario des croyants, des religieux-euses, qui dans leur vie n'ont pas eu l'amour, se perdent...

Alexandra Henrion-Caude, généticienne, ancienne directrice de l’Inserm à Necker : sa première démarche de foi et science

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Je reprends quasiment mot pour mot ce qu’elle dit (entretien audio). Élevée avec beaucoup d’amour, alors qu’elle était enfant elle sentait bien que ses parents étaient responsables d’une partie de sa vie, elle savait comme tout enfant qu’ils étaient en quelque sorte ‘’tout puissants’’ et vraiment formidables, cependant elle ne pouvait leur imputer son existence. Elle fut très rassurée qu’ils admettent eux-mêmes, sans qu’elle la leur rapporte, cette première intuition scientifique d'une transcendance. Elle aime rappeler cette petite boutade athée : elle avait le choix entre : a) penser que l’homme avait pour père le singe, pour guide le hasard et pour fin le néant, ou b) penser que l’homme avait pour père Adam, pour guide amour et pour fin la résurrection. Elle a choisi le deuxième présupposé.

Jean-Paul II et Benoît XVI se sont déclarés certains quant à eux que la vérité scientifique était en soi une participation à la vérité divine.

Ses trois preuves de l’existence de Dieu

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– Son expérience l’amène à penser à sa création, elle se pose la question « pourquoi suis-je là ? » Son ADN lui donne son individualité. Qui est l’auteur de ce langage, de cette architecture incroyable qui la ‘’balance d’entrée de jeu’’ dans le cosmos, entre l’homothétie de l’infiniment petit (généticienne) et de l’infiniment grand (cosmologie). Première expérience d’une transcendance.

– Puis elle pense à sa passion, la génétique, et la vie. Le sens de sa vie, ce sera « née, à ma mort ». Elle s'interroge alors sur la résurrection, sur le linceul de Turin. Le corps de Jésus a disparu dans les moins de trois jours qui ont suivi sa mort. Si l'on observe les traces de sang sur le linceul on ne peut dire : ni que le tissu a été ôté alors que le sang était encore humide, ni que le tissu a été ôté alors que le sang était sec. Car dans les deux cas de figure on observerait des traces particulières, au microscope électronique notamment. Le corps a donc disparu avant que le linceul ait été rangé à part. C'est pour Alexandra Henrion-Caude une autre preuve scientifique.

– Elle s'interroge sur la Trinité : « Le Père, le Fils et le Saint-Esprit, feu de l'amour, feu de la charité. Nous faisons tous cette expérience d'insatisfaction un peu continuelle que nous avons dans nos vies, comme s'il nous manquait toujours quelque chose. Même les gens à qui, ostensiblement, il ne manque rien, ont toujours un petit état d'insatisfaction, il leur en faut toujours plus ! Mais que leur manque-t-il en vérité ? : l'amour. Nous sommes des assoiffés insatiables. Ce qui signifie, que  ça nous balance dans l'infini, puisqu'on on n'en a jamais assez ». Elle a la chance d'avoir toujours été très aimée : parents, frères et sœurs, époux, ses enfants, amis, gens qu'elle rencontre, elle a la chance aussi d'être mère de cinq enfants, « n'empêche, j'en ai jamais assez [de l'amour], j'en veux encore [éclat de rires], j'en veux encore [rire]. Non seulement pour le recevoir, mais pour l'émettre. Parce que si je veux être pleinement heureuse, j'ai besoin d'en donner ». En tant que scientifique elle a commencé à réfléchir à cette notion d'amour. Ce qui nous manque, c'est cette égalité entre les hommes, qu'elle recherche. Elle se bat pour la connaissance, la connaissance qu'elle estime être celle de la vérité. « Nous sommes faits, à notre naissance j'en suis convaincue, non seulement d'ADN, mais en réalité, d'amourons ». Actuellement elle cherche à faire le pont entre tous les remèdes ancestraux (ethnomédecine), et la connaissance actuelle.

Une vie d'homme

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L'univers est âgé de 13,8 milliards d'années (chiffre arrondi). L'homme vit en moyenne, très grossièrement, disons 69 ans (pour que la division donne un chiffre rond). Le rapport entre la vie de l'homme et la vie de l'univers et de 1 pour 200 millions. À l'échelle de l'univers la vie d'un homme n'est presque rien. Pourtant, nous vivons pour la plupart d'entre nous en pensant rarement à la mort (heureusement !), exactement comme si nous étions immortels. Spinoza écrit : [...] nous sentons, nous éprouvons que nous sommes éternels ». Ne ressentez-vous pas la même chose ? S'il n'en était pas ainsi, je pense que nous penserions à la mort à chaque seconde de notre vie. Au fond de nous, nous sentons qu'il y a une source d'immortalité, et nous vivons comme si effectivement nous étions immortels, en tâchant de vivre, pour la plupart d'entre nous, avec la plus grande moralité possible. La raison évidente est que nous avons conscience du bien et du mal, et que c'est seulement en aimant qu'on est heureux. Puisqu'un jour la civilisation disparaîtra, que tout aura disparu même les plus beaux actes, s'il n'y avait pas un Dieu, la présence de l'Homme n'aurait été absolument d'aucune utilité dans l'univers.

Sur la réincarnation

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Certaines personnes, et non des moindres, croient à la réincarnation (mais on parle de plus en plus, au lieu de réincarnation, de "transformations intérieures", de "remises en question"). J'ai moi-même adhéré à cette croyance à une époque, ça me paraissait une explication très logique, très rationnelle aussi, à mes souffrances. Ça ne m'a pas du tout été bénéfique. Puis devenu croyant, les expériences de la vie m'ayant appris combien il était important de chercher des explications solides aux questions qui nous semblent d'un grand intérêt (par ce qu'elle induisent), combien c'était encore plus important, quand les explications que propage la rumeur alimentent le pessimisme, je me suis intéressé (entre autres), à la théologie. J'ai vite appris que le créateur a un plan pour chacun d'entre nous, j'ai appris aussi qu'Il aimait chacun d'entre nous sans faire aucune différence et d'un amour infini (intellectuellement, c'est facile admettre, mais au plus profond de la conscience c'est beaucoup plus difficile, c'est même impossible, puisque nous avons un esprit limité). Cela vous surprendra certainement, mais j'ai appris de source sûre (absolument sûre pour moi) qu'Il nous aime autant que son propre Fils ! (pour preuve, en son fils, il s'est sacrifié pour nous sur le Croix). À la réflexion ça ne m'étonne pas puisque pour chacun d'entre nous, le Christ est allé jusqu'au sacrifice suprême. Puisque Dieu a un projet pour chacun, et que c'est un grand projet, comme nous l'avons vu ailleurs, il nous faut tenter de l'accepter, ce grand projet. En faisant ainsi, petit à petit (‘’...l'oiseau fait son nid‘’), on repousse de plus en plus loin les limites de ce dont on se croyait capable. Cela ne va pas bien sûr sans rencontrer parfois de très grosses difficultés. Il faut alors tempérer son audace. Le temps est un allié précieux et il faut compter avec lui. Si nous commençons à croire que Dieu a un projet pour chacun en particulier, nous pourrons un jour comprendre qu'une vie vécue le plus pleinement possible, est bien suffisante. D'autre part, « Il faut de tout pour faire un monde », et la vie d'une personne complètement anonyme, qui ne fait absolument rien d'extraordinaire, a exactement la même valeur que la vie d'une personne très intelligente, très cultivée, renommée pour tout ce qu'elle a apporté de connaissances à ses semblables.

Je reprends à mon compte quelques arguments trouvés il y a longtemps sur un tract à propos des sectes :
- L'idée de la réincarnation est rassurante pour le non croyant, tout ne s'arrête pas à la mort : il y a une suite.
- La réincarnation me soumet à une LOI anonyme de l'univers à laquelle je ne peux échapper (purifications successives), je suis enchaîné à un monde de frustration → Pessimisme.
- Cette croyance en la réincarnation, à travers différentes existences, nous maintient prisonniers de ce MONDE-CI.
- Une seule vie, ça semble bien court ! (et celle que j'ai ne me plaît pas trop...).
- Dans la réincarnation c'est un peu comme si j'étais "PLUSIEURS". A contrario, si je considère que j'ai une SEULE VIE, je me considère comme une personne UNIQUE, mes choix sont beaucoup plus déterminants, je peux être beaucoup plus motivé, enthousiaste, pour chercher des solutions rationnelles,, courageuses (parfois difficiles à mettre en œuvre) à mes problèmes.

La réincarnation s'appuie sur une tradition indienne et sur de prétendus souvenirs de vies antérieures que le science moderne peut expliquer autrement (la mémoire nous joue parfois de drôles de tours, par des associations d'idées malencontreuses). Il y a une très bonne explication, très logique, à certains “témoignages”. Il suffit de savoir que Satan existe bel et bien, et qu'il veut tout... sauf notre bien. Je suis quasiment certain que ces témoignages étonnants sur la réincarnation sont inspirés par Satan.

Claude Mariotti